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 Réunion fédérale de présentation des motions
le 20 octobre à 20h30 Auditorium (salle Saintonge)
à Saintes

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Vote dans toutes les sections le 6 novembre 2008

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espace dédié au congrès de Reims (motions, mais aussi contributions, calendrier...).

 

     

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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 13:59


Le congrès de Reims continue sa route. Après la présentation des contributions, le 2 juillet, les motions sont maintenant déposées. Elles sont publiées dans un cahier spécial accompagnant l'hebdo 502 daté du 4 octobre. Retrouvez toutes les infos et les textes liés à ce grand évènement du PS, sur un espace dédié au congrès de Reims (motions, mais aussi contributions, calendrier...).

Par fede ps - Publié dans : Le pack militant
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 13:49

Grand spécialiste du budget de l'Elysée, le député PS René Dosière présente mercredi son rapport annuel sur les crédits de la présidence de la République, où il dénonce "le gouffre entre les promesses de transparence et d'économies formulées par Nicolas Sarkozy et la réalité".

Ces crédits augmentent de 11,45% dans le budget 2009 par rapport au budget 2008 initial pour atteindre 112,33 millions d'euros, selon le document de Bercy consacré aux "pouvoirs publics" (Elysée, Assemblée nationale, Sénat...), qui va être transmis cette semaine au Parlement.

"Une hausse de 11,5%, c'est une progression très forte, 6,3 fois supérieure au budget de l'Etat. A ce rythme, en cinq ans, Nicolas Sarkozy doublera le budget de l'Elysée", tempête M. Dosière dans un rapport intitulé "Le budget de l'Elysée ne connaît pas la crise".

L'examen de ces crédits à l'Assemblée est programmé le 13 novembre.

L'Elysée a au contraire assuré mardi, dans un communiqué, que son budget était "exemplaire de transparence et de bonne gestion" et qu'il progressait en réalité de "2%".

Faux, répond M. Dosière, qui dénonce un "tour de passe-passe": "la présidence réintègre pour 2008 9,2 millions d'euros qui ne seront en fait votés que lors du collectif budgétaire, en décembre".

Le député de l'Aisne insiste sur la "progression énorme" de 25,2% des charges de fonctionnement (fournitures, télécommunications, frais de réception...) et note que le budget arrêté pour les frais de déplacements du chef de l'Etat est en hausse de 33% par rapport en 2008.

L'Elysée souligne pour sa part que l'estimation de ce dernier poste pour le budget 2008 a été "faite sur la base des déplacements du précédent chef de l'Etat (Jacques Chirac, ndlr) en 2006, alors que ceux-ci ont triplé entre ces deux années".

S'agissant des dépenses de personnel, qui concernent 1.031 personnes et constituent le poste principal de dépenses (70 millions d'euros), M. Dosière affirme qu'elles correspondent à celles "d'une ville de 100 à 150.000 habitants".

Il note également que la rémunération des 98 contractuels de la présidence progresse de "20% après 26,8% en 2008". "Décidément, les collaborateurs du président ne connaissent pas de problème de pouvoir d'achat", ironise-t-il.

Surtout, l'élu PS s'interroge sur le nombre exact de fonctionnaires mis à disposition, dont le chiffrage résultant des réponses des ministères est "inférieur de 150 environ à celui de l'Elysée" (872): "malgré de multiples demandes, je ne sais toujours pas d'où viennent ces 150 +clandestins+".

M. Dosière s'étonne enfin que le budget soit "silencieux" sur l'acquisition, "qui serait pourtant signée" et qu'il juge "nécessaire, d'un "Airbus 330-223 auprès d'Air Caraïbes, qui est attendu chez Sabena Technics à Bordeaux pour procéder à son aménagement" en vue des déplacements présidentiels.

"Jamais le budget de l'Elysée n'a été présenté d'une manière aussi opaque et inexacte alors qu'il augmente à un rythme inhabituel en période de récession. Dans ces conditions, l'Elysée doit revoir sa copie", souligne le rapport.

L'an dernier, lors de l'examen des crédits alloués à la présidence, le gouvernement avait provoqué une polémique en faisant adopter, au nom de "la transparence", un amendement de dernière minute qui multipliait par plus de deux la rémunération du chef de l'Etat, en l'alignant sur celle du Premier ministre.

Avec Agence

Par fede ps
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 13:42

PARIS (Reuters) - A la tête de la quasi-totalité des régions et d'une majorité de départements français, le Parti socialiste tire la sonnette d'alarme devant la réduction des dotations publiques aux collectivités territoriales.

Les contrecoups de la crise financière actuelle accroissent encore les inquiétudes des élus locaux de l'opposition, qui craignent une réduction des crédits accordés par les banques.

L'Etat fait porter un poids de plus en plus conséquent sur les collectivités locales en leur transférant des compétences sans leur affecter de moyens suffisants, selon le président de la région Aquitaine Alain Rousset, qui juge "fantaisiste" l'idée que la décentralisation se fait "à l'euro près".

Le projet de loi de finances pour 2009, qui sera examiné à partir de la semaine prochaine, occasionnera une diminution des dotations aux collectivités, affirme le PS, parce qu'il est basé sur des hypothèses économiques erronées.

Ce texte prévoit 52,3 milliards de prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales, soit une augmentation de 2% par rapport à 2008, égale à une prévision d'inflation très sous-estimée, selon le PS.

"Au moins 15.000 communes ou intercommunalités verront leur dotation baisser ou stagner, ce qui constitue une baisse drastique du pouvoir d'action des collectivités territoriales", souligne André Daniel, secrétaire national adjoint aux élus.

Il dénonce "la stratégie d'étouffement et de dénigrement du gouvernement" et cite en exemple la réforme envisagée de la Dotation urbaine de solidarité, dont 238 communes devraient être privées.

LE GOUVERNEMENT "NOUS FAIT LES POCHES"

Claudy Lebreton, président de l'association des départements de France, estime pour sa part à "plus d'un milliard d'euros" le coût pour les collectivités locales des coupes sombres réalisées dans la dotation pour les départements, les droits de mutation et la réforme de la taxe professionnelle.

Le gouvernement "nous garrotte et nous fait les poches", reprend Alain Rousset, selon qui les investissements dictés par l'Etat sont en forte augmentation. "Dans ma région, on va passer de 25% à 45% (d'investissements dictés) d'ici 2013", dit-il.

L'ex-candidat à la mairie de Bordeaux souligne pourtant que les régions, dont 20 sur 22 sont dirigées par le PS, doivent être particulièrement soutenues dans une période difficile parce qu'elles sont des acteurs majeurs de l'économie.

"La France décroche en termes de croissance et d'emploi. La région porte en Europe les politiques de développement. Il n'y a pas un pays d'Europe qui n'en ait pas fait son pilier. Le procès fait aux collectivités locales est à côté de la plaque."

Pour compenser la diminution des dotations, André Daniel brandit la menace de hausse d'impôts locaux.

Les collectivités "ne pourront pas échapper au recours à la hausse de la fiscalité, au recours à l'emprunt, si les banques prêtent", dit en écho Claudy Lebreton.

Mais en pleine crise et malgré l'élaboration d'un plan de soutien de 360 milliards d'euros annoncé lundi par Nicolas Sarkozy, "on se demande ce que les banques vont faire pour les collectivités", observe-t-il, alors que plusieurs villes et départements sont déjà en difficulté pour la fin de l'année.

"Si on a moins d'Etat et moins d'emprunt, demain l'investissement va plonger", s'alarme l'élu breton. "Et si des entreprises ferment, on imagine l'effet cascade."

Alain Rousset plaide lui pour un décloisonnement de l'aide européenne: "Nous avons proposé qu'on supprime le zonage de l'aide à finalité régionale. Nous demandons qu'on négocie avec Bruxelles pour que tout le territoire soit couvert et la possibilité de fonds de garantie pour les banques."

"Si nous n'avons pas d'intervention de l'Etat, c'est l'arrêt de millions d'investissements", prévient-il.

Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 07 2008 21:07

http://medias.francetv.fr/bibl/url_images/2006/12/11/image_26666764_192_144.jpg

Communiqué d’Aurélie Filippetti, députée de Moselle et porte-parole du groupe socialiste à l’Aseemblée nationale, le 8 juillet 2008

« Monsieur Frédéric Lefèvre prend ses désirs pour des réalités : non, Ségolène Royal n’a pas « pété un câble », mais c’était bien l’objectif recherché par les barbouzes qui ont visité son appartement pour l’intimider.

Avec l’UMP de Sarkozy, on n’est plus dans la politique mais dans la vulgarité érigée en rhétorique. Dans la France de Nicolas Sarkozy, on peut désormais mettre à sac le domicile de la principale opposante politique et cela ne déclenche que l’hilarité des porte-parole, ou plutôt des porte-flingues, du pouvoir en place.

La France de Sarkozy c’est la télé de Berlusconi et les méthodes de Poutine. Ce qui dérange l’UMP, c’est que SR a une voix qui porte et qu’elle incarne à elle seule l’opposition : tenter de la faire taire en la discréditant, c’est aussi reconnaître que ses idées et popularité dérangent le pouvoir.

Les porte-parole de l’UMP ferait mieux de répondre sur le fond aux propositions de Ségolène Royal sur l’urgence écologique, le mandat unique, la réforme des retraites, la révolution fiscale, plutôt que de tenter de refaire le coup aux Français des manipulations de la campagne présidentielle. Plus personne n’est dupe ! »

http://vieenrose.blogs.liberation.fr/revault/images/2008/03/04/mignard.jpg

Communiqué de Jean Pierre Mignard, avocat, le 8 juillet 2008

« Avec l'élégance de propos qui lui est coutumière, Monsieur Lefèvre prétend que Madame Royal a « pété un câble » pour constater une coïncidence entre la mise à sac de son appartement et la mise en cause du pouvoir politique.

La visite de son appartement a été constatée par la police et le serrurier réquisitionné, son officier de sécurité et le Procureur de la République de Nanterre qui s'est personnellement transporté sur les lieux.

Rien ou presque n'a été volé, mais tout a été bouleversé et la copie de la plainte de son premier cambriolage déchirée et exhibée.
Ceux qui ont agi se sont sentis assez forts pour provoquer.

Si Monsieur Lefèvre qui sait tout sur tout a des informations rassurantes à donner à propos de cette infraction, il doit être entendu comme témoin par le Procureur de la République. »

http://medias.fluctuat.net/people-diapos/4/8/4824/diapo-1.jpg

Communiqué de François Rebsamen, maire de Dijon, le 9 juillet 2008

« Pour la deuxième fois l’appartement de Ségolène Royal a fait l’objet le 27 Juin d’un « cambriolage » d’un genre particulier : une intrusion, pas de vol, mais une mise à sac et une une mise en scène, orchestrée qui relève de la menace et de l’intimidation musclée.

Et depuis ?

Un silence assourdissant des médias, des observateurs, de la ministre de l’Intérieur. Pas un mot de soutien de Nicolas Sarkozy qui a pourtant érigé la compassion en méthode de gouvernement, Mais des insultes du Premier Ministre et du porte parole de l’UMP, quand Ségolène Royal s’interroge sur les liens entre les attaques dont elle est victime et son rôle d’opposante au président de la République.

Imaginons un instant qu’en 1988 ou 1989 le candidat de la droite à la présidentielle, Jacques Chirac, ait été victime du même type de pratiques. Complot, affaire d’Etat, que n’aurions nous pas entendu…

Aujourd’hui rien, circulez il n’ y a rien avoir.

Une des chefs de l’opposition, l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle, est menacée dans sa sécurité quotidienne et la seule réponse est de l’accuser de « péter les plombs ».

La démocratie c’est d’abord le respect de l’opposition, j’appelle les représentants de la majorité à s’en souvenir. »

http://idata.over-blog.com/0/45/49/69/photos/delphine-batho-secretaire-nationale-securite.jpg
Communiqué de Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, le 9 juillet 2008

« La mise à sac de l'appartement de Ségolène Royal est un fait grave qui devrait susciter l'indignation de tous les responsables politiques par delà les clivages.

Il est particulièrement choquant que le Premier Ministre, au lieu de condamner énergiquement toute tentative d'intimidation d'une responsable politique de premier plan, ressorte des formules vieilles de l'inquisition accusant la victime de démence.

Monsieur Fillon a manifestement perdu le sens des valeurs et des usages républicains, c'est tout à fait regrettable.

On aurait préféré qu'il commente, tout comme les autres responsables de l'UMP, ce que Ségolène Royal a dit sur la mainmise du clan des puissants amis de Monsieur Sarkozy sur la France, et en particulier sur les médias. Leur silence gêné montre que Ségolène Royal a visé juste. »

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 07 2008 20:55
FRANCE 2  JOURNAL DE 20H  Le 08/07/2008 20:31:15 – Extrait
David PUJADAS

 

 

Bonsoir Ségolène ROYAL.

Ségolène ROYAL, présidente PS du Conseil réginal de Poitou-Charentes

Bonsoir.

David PUJADAS

Quelques questions d'actualité d'abord. Vous avez déclenché une belle polémique en affirmant que Nicolas SARKOZY n'était absolument pour rien dans la libération d'Ingrid BÉTANCOURT alors qu'il y avait un certain consensus droite/gauche. C'étaient des paroles maladroites ? Vous les regrettez ?

Ségolène ROYAL

Je vais vous dire une chose, David PUJADAS. Je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun système médiatique. Je ne suis sujette à aucune pression car je n'ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie. Donc je ne peux être sujette à aucun chantage et donc ma liberté de parole sera totale. Et j'observe que la semaine dernière, le lendemain où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan SARKOZY sur la France, mon domicile a été mis à sac et mes deux fils ont pu constater ce qui avait été fait à ce moment-là. Et heureusement…

David PUJADAS

Vous faites un rapport entre les deux ?

Ségolène ROYAL

Je fais un rapport entre les deux en effet et je considère qu'aujourd'hui, il y a une mainmise du pouvoir sur les médias. Et pour avoir dit cette phrase somme toute très banale, selon laquelle effectivement, lors de la libération d'Ingrid BÉTANCOURT – et je ne faisais que répondre à une question de l'un de vos confrères qui me…

David PUJADAS

Vous avez été critiquée à gauche aussi pour cette phrase…

Ségolène ROYAL

 Attendez, un de vos confrères qui me demandait, après avoir parlé d'Ingrid BÉTANCOURT, que j'ai fait d'ailleurs longuement applaudir par des dizaines de milliers de Québécois massés sur le long du Saint-Laurent. Un de vos confrères me demande : « Est-ce que dans cette libération, Nicolas SARKOZY a été pour quelque chose ? » Je n'ai fait que reprendre les propos de l'Élysée et du quai d'Orsay : non, il n'a été pour rien dans cette libération…

David PUJADAS

 Donc pas de regret…

Ségolène ROYAL

 C'est une opération militaire colombienne. Il s'en est suivi, vous avez vu, une espèce de lynchage médiatique ridicule. Mais je le répète, ma parole restera libre et je dirai très clairement, chaque que j'ai besoin de parler, ce qui correspond à mes yeux à la vérité…

David PUJADAS

 Ingrid BÉTANCOURT ne vous a-t-elle pas démentie en quelque sorte en remerciant Nicolas SARKOZY pour son action pour sa libération ?

Ségolène ROYAL

 Mais Ingrid BÉTANCOURT a remercié la France en général, tous les Français et les millions de Français qui se sont mobilisés, les milliers de communes qui ont affiché son visage et les présidents précédents – Jacques CHIRAC, Dominique de VILLEPIN et c'est tout.

David PUJADAS

 Oui, je…

Ségolène ROYAL

Mais dans la libération – mais n'y revenons pas –, je crois que là il y a eu une polémique qui a été totalement déplacée…

David PUJADAS

 N'y revenons pas mais je reviens d'un mot au cambriolage. Si vous faites ce rapport entre vos déclarations…

Ségolène ROYAL

Ce n'est pas un cambriolage, c'est une mise à sac où rien n'a été pris…

David PUJADAS

Et cette mise à sac, est-ce que c'est une accusation ?

Ségolène ROYAL

Non non, ce n'est pas par rapport à la libération, c'est par rapport à ce que j'ai dit avant dans ma contribution pour le congrès du Parti socialiste…

David PUJADAS

Bien sûr. Par rapport à vos déclarations. Est-ce que c'est une accusation ? …

Ségolène ROYAL

J'observe que je suis la seule responsable politique à dénoncer très clairement ce qui se passe aujourd'hui contre le service public de l'audiovisuel. Il y a un rapt, il y a un vol sur la publicité de FRANCE 2 et de FRANCE 3 pour enrichir les amis de Monsieur SARKOZY – Messieurs BOUYGUES, LAGARDÈRE, BOLLORÉ – qui s'apprêtent en plus à se positionner pour la privatisation d'EDF et d'AREVA. Nous avons vu en début de « Journal » l'incident nucléaire qui vient d'avoir lieu. Est-ce que vous pensez qu'il est raisonnable de privatiser EDF et de privatiser AREVA pour les amis de Monsieur SARKOZY à un moment où il y a une crise énergétique ? Ma réponse est non et je le dirai et je le répèterai et je ne subirai aucune intimidation pour empêcher ce mauvais coup contre la France.

David PUJADAS

Pour que les choses soient claires, est-ce que c'est une forme d'accusation que vous formulez contre le pouvoir en place après la mise à sac de votre appartement ?

Ségolène ROYAL

C'est une drôle de coïncidence et c'est la seconde fois. La première a eu lieu pendant la campagne présidentielle.

David PUJADAS


Autre sujet d'actualité, Nicolas SARKOZY pourrait, devrait annoncer qu'il va se rendre en Chine pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. C'est une bonne chose ou une mauvaise chose ?

Ségolène ROYAL

Moi, je crois que je ne l'aurais pas fait. Tant que la question du Tibet n'a pas été résolue, tant que la question des droits humains n'a pas été résolue, on vient de voir tout de suite là dans vos reportages qu'au G8, la Chine ne s'est pas associée non plus à la réduction de la lutte contre l'effet de serre. Or, on sait que la planète est dramatiquement menacée si la Chine ne maîtrise pas ses émissions de gaz à effet de serre. Donc dans ce contexte, je n'aurais pas été présenté à cette ouverture.

David PUJADAS

Alors concernant votre livre, on a connu une Ségolène ROYAL très iconoclaste en 2006, quand vous avez commencé votre campagne interne au Parti socialiste. Dans ce livre, il y a certes des propositions : la retraite par points qui peut aller au-delà de soixante ans, la cérémonie pour l'âge de la majorité. Mais on vous sent tout de même plus raisonnable, plus PS compatible. Est-ce que c'est une volonté de votre part ?

Ségolène ROYAL

Ah ! Je ne crois pas. D'abord, c'est un livre de travail très approfondi qui a pris une année, qui m'a permis non seulement de rencontrer des chercheurs, d'aller même aux États-Unis rencontrer Suzanne BERGER, Philippe AGHION, des prix Nobel comme Amartya SEN, de regarder de très près ce que disait STIGLITZ aussi sur la question de la mondialisation pour répondre aux préoccupations des Français. Car qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Il y a une tempête, il y a une crise profonde à la fois financière, énergétique, presque morale aussi. Et donc les Français se demandent quoi ? Qu'est-ce qu'on cherche à savoir ? Si la politique a encore un sens. Et ma réponse est oui. Et je crois qu'on a le droit de comprendre ce qui se passe. Et au fond, ce que je fais dans ce livre, en dialoguant avec un grand sociologue, c'est de mettre à la portée de tous ce que j'ai compris de la mondialisation, à la fois mondialisation heureuse, celle qui devrait nous tirer vers le haut, et puis la mondialisation, au contraire, qui nous tire vers le bas et celle-là que nous devons refuser, avec des propositions très opérationnelles, très concrètes. Vous savez, aujourd'hui, de quoi les Français ont peur ? De la baisse du pouvoir d'achat. Il y a pourtant des solutions, à commencer par la ristourne des superprofits de TOTAL. Vous savez, un chiffre très simple, hein : si l'on reprend les sept milliards et demi de profits de TOTAL et qu'on les transforme en un chèque chauffage pour les Français, ça fait trois cents euros par Français. Ou un chèque pour qu'ils puissent partir en vacances et mettre de l'essence dans leur réservoir. Donc vous voyez, la politique, ça a un sens. Et il ne faut pas accepter des dégâts de la mondialisation, il faut remettre du sens politique. Et donc c'est à la fois la confrontation des recherches les plus abouties dans ce domaine et en même temps, des cris que lancent un certain nombre de personnes qui souffrent et en particulier ce jeune que j'ai rencontré, que je cite et qui dit : « Mais je n'ai pas peur de l'avenir, j'ai peur de ne pas en avoir. » Eh bien moi, je pense qu'aujourd'hui, le socialisme peut être une force neuve au sens où jamais on a eu autant besoin de réglementation, de justice aussi, de bonne répartition des ressources. Or là avec le système SARKOZY, on a quoi ? On a l'enrichissement de quelques-uns aux dépends du plus grand nombre. Eh bien moi, je pense qu'il y a d'autres façons de procéder…

David PUJADAS

Merci Ségolène ROYAL. « Si la gauche veut des idées », c'est donc le titre de votre livre avec Alain TOURAINE qui sort aujourd'hui. Merci d'avoir accepté notre invitation. 20:38:12 FIN

Par fede ps
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