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Jeudi 14 février 2008

rachida.1202978589.jpgGrâces et disgrâces. Les poignards sont sortis des fourreaux dans l’entourage de Nicolas Sarkozy. En tournant la page Cécilia, le Président de la République ôte aux favoris de son ex- première dame leur impunité. Il n’en fallait pas plus pour que Sarkozystes de la première heure, les “Sarkoboys” aient envie de régler les comptes. Après David Martinon, le chouchou officiel de Cécilia, ce pourrait être le tour de Rachida Dati, celle qui aimait se présenter comme la sœur de la première dame.

On disait François Mitterrand particulièrement complexe. Ce trait de sa personnalité lui avait valu le surnom de “Sphinx”. Comparé à l’actuel locataire de l’Elysée, ses méandres cérébraux prennent des allures de boulevards rectilignes. Psychopathe, Schizophrène et désormais sociopathe sont les qualificatifs qui reviennent le plus pour caractériser Nicolas Sarkozy. Homme à femmes, qualifié au mieux de bachelor, au pire de “pingre et sauteur” par Cécilia, le Président semble présenter un goût prononcé pour observer s’entredéchirer son entourage dans la quête de ses faveurs.

Pour beaucoup, le lâchage de David Martinon s’assimile au démantèlement du réseau Cécilia. Selon Yves Derai, journaliste de l’Est républicain, l’un des rares à avoir pu approcher Cécilia, la liquidation du porte-parole de l’Elysée s’inscrit dans une offensive surnommée “l’Opération Monte Christo”.

Selon Yves Derai, “elle est menée par des gens qui ont été écartés par Cécilia à son arrivée auprès du président. Ceux que Cécilia décrivait comme “des jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Ce sont en fait des Sarkozystes “historiques”, qui se sont dépensés pour l’ascension du président. Ils ont vu d’un mauvais oeil que des places qu’ils convoitaient soient attribuées à d’autres. Aujourd’hui, ils ciblent donc ces personnes.”

Dans une interview accordée au site internet Le Post, le journaliste apporte son éclairage et prédit  la chute de Rachida Dati.Selon lui, “David Martinon était la cible la plus facile. Il est plus facile à dézinguer que Rachida Dati ou Claude Guéant, car c’est le plus jeune, le plus inexpérimenté et qu’il n’incarne pas un symbole fort commela diversité.”

Rachida Dati serait donc la prochaine cible : ” Elle fait déjà l’objet de manoeuvres de déstabilisation: des échos paraissent dans la presse, une fois sur la rupture supposée de son amitié avec Cécilia, un autre fois sur un déjeuner qu’elles auraient fait. Des gens ont fait passer l’idée que sa candidature dans le VIIe à Paris ne prenait pas très bien…”

Mais, dame de pique serait plus difficile à abattre car fine politique elle incarne la diversité au gouvernement.La chute du soldat Martinon a toutefois ouvert une porte, celle des dissidents porte-flingues. On dit la ministre de la justice menacée dans le VII ème arrondissement de Paris où elle est candidate… à l’invitation de Nicolas Sarkozy. La ressemblance au naufrage de David Martinon est équivoque. Un arrondissement chic et un parachutage imposé par l’Elysée.

Le Parisien, relate que des tracts anonymes “Neuilly, échec au roi. VIIème, échec à la dame” circuleraient rue Vaneau, à proximité de l’hotêl Matignon. Rachida l’intrigante aux relations ambiguës avec le couple Sarkozy serait donc amenée aujourd’hui à payer sa proximité passée avec Cécilia. Cécilia sa protectrice, qui l’avait repérée et faite entrer au cabinet de son époux en 2002 et qui n’avait eu de cesse de la propulser à des postes toujours plus importants.

Signe que quelque chose ne tourne plus rond, d’habitude brillante, Rachida Dati a signé sa plus mauvaise prestation dimanche dernier au Grand Rendez-vous Europe1-TV5-Le Parisien. Rabâchages, répétitions, phrases ineptes, le site Marianne 2 qualifie de relativement confuse les déclarations de la Garde des Sceaux. Elle qui, il y a quelques jours encore se voyait décerner par le Trombinoscope le prix de la révélation politique de l’année 2007.

La ministre aurait semble-t-il le moral dans les chaussettes. Suffisamment pour que Jean-Pierre Elkabbach lui demande en cours d’émission si l’obtention d’un sourire était possible. Le plus dur n’est pas d’arriver au sommet du pouvoir, mais bien de s’y maintenir.

LA MOUETTE

Jeudi 7 février 2008

"C'est mieux que rien", a réagi mercredi François Hollande à l'annonce du versement prochain d'une prime de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse. Le Premier secrétaire du Parti socialiste a toutefois dénoncé "une méthode grossière" à "l'impact limité".

"Je me dis que c'est mieux que rien d'abord, que la pression des municipales ne doit pas être étrangère à cette annonce", a déclaré M. Hollande lors de l'émission "Questions d'Info" sur LCP et France-Info. "En même temps, je trouve que la méthode est grossière et l'impact limité".

"Quand on rapporte ces 200 euros à ce que sera mensuellement l'augmentation du minimum vieillesse, on s'aperçoit que c'est 16 euros par mois. Et quand on le rapporte à la journée (...), c'est 50 centimes d'euros par jour".. "Et quand on regarde le nombre de bénéficiaires, ce sont les 600.000 qui touchent aujourd'hui le minimum vieillesse, ce ne sont pas les 3,5 millions qui sont ce qu'on appelle les petites pensions, pas davantage les veufs et veuves qui touchent des pensions de réversion".

Avec AP

Mardi 5 février 2008

La République française est en danger ! Sa constitution la définit comme "indivisible, laïque, démocrate et sociale". Or, depuis l'avènement de Nicolas Sarkozy au pouvoir, ont déjà été mis à mal son caractère social, par sa politique au service des privilégiés quand la majorité du peuple souffre, ainsi que son caractère démocratique, à travers le tour de passe-passe de la ratification du traité de Lisbonne par la voie parlementaire, pour passer outre le verdict des urnes du référendum de 2005. Jamais deux sans trois : au tour de la laïcité d'être gravement menacée. Seule une mobilisation populaire pourra empêcher que la "rupture" soit celle d'avec tout ce qui fonde notre République !

CPS_HXT24_130108171929_photo00_photo_default_512x339"Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect" : de qui, ce prêche fervent ? Benoît XVI ? Perdu ! Ce passage est extrait du discours adressé par Nicolas Sarkozy au Conseil consultatif saoudien le 14 janvier 2008 (nous vous en parlions dans Politique de civilisation : le modèle saoudien !). Qu'on mesure la gravité de la chose : Sarkozy s'exprime en tant que Président de la République française, or celle-ci se définit dans sa Constitution comme "une République indivisible, laïque, démocrate et sociale". Le Président d'une république laïque n'a pas à définir ce qu'est "Dieu", et encore moins à affirmer qu'il "est dans la pensée et le cœur de chaque homme". Un tiers de la population française se déclare sans religion : nous récusons le droit au représentant de tous les Français de tenir de tels propos, aussi scandaleusement orientés.  Ils constituent une véritable offense aux convictions des libres penseurs de ce pays - dont nous sommes.
"Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur", a encore déclaré cet homme qui, depuis l'Elysée, s'acharne à dévoyer ce qu'est la République française. Comment ose-t-il ? Nous ne sommes du reste pas seul choqué : un sondage OpinionWay, organisme dont le résultat des enquêtes vole d'ordinaire au secours du chef de l'Etat, indique que 73% de nos compatriotes sont en désaccord avec ces propos ! Ce Président s'apprête pourtant à promouvoir ce qu'il appelle "laïcité positive", qu'il définit ainsi : "une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que 813438_996075les religions sont un danger, mais plutôt un atout". Mille fois non ! La laïcité est neutralité et indifférence envers le fait religieux, autorisé dans la sphère privée mais n'ayant pas à interférer dans la chose publique (res publica). Prétendre que les religions sont un atout est un scandaleux parti-pris, une violation des principes fondateurs de la République. Henri Pena-Ruiz, philosophe, professeur, écrivain et ancien membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République,
dans une tribune publiée par Le Figaro du 3 janvier, met le doigt sur ce qu'il dénonce comme une faute politique : "Tout se passe comme si M. Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles de ce qui lui est permis de dire publiquement dans l'exercice de ses fonctions, celles d'un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège."

Benoit_16En outre, ce concept de "laïcité positive", que Sarkozy s'est approprié, n'est pas de lui mais du... pape ! Jean-Luc Mélenchon, le sénateur socialiste de l'Essonne, a en effet donné une conférence devant le Grand Orient de France, intitulée Le discours de Latran de Nicolas Sarkozy contre la laïcité, analyse et réplique, dans laquelle il taille méthodiquement en pièces les arguments sarkozistes. Le texte en est disponible sur son blog, et il y exhume ces propos de Benoît XVI, tenus dans un message au Président du Sénat italien en octobre 2005 : "Un Etat sainement laïc devra logiquement reconnaître un espace dans sa législation à cette dimension fondamentale de l’esprit humain. Il s’agit en réalité d’une “laïcité positive” qui garantisse à tout citoyen le droit de vivre sa foi religieuse avec une liberté authentique y compris dans le domaine public". Voilà donc que Sarkozy, sans le dire, reprend exactement l'argumentaire du pape ! Les conceptions du souverain pontife doivent-elles gouverner la France ? Il est temps de se mobiliser pour empêcher que nos gouvernants ne parviennent à mettre en œuvre ces sinistres visées. Parce qu'on y est : la ministre de l'Intérieur et des Cultes, Michèle Alliot-Marie, tire les conséquences du discours présidentiel et annonce qu'elle va, conformément à ses souhaits, "aménager" la loi de 1905 sur la laïcité, au motif que "la société a changé" et que "certaines modalités de la loi, qui créent des entraves à l’exercice des cultes, doivent être adaptées". Elle donne un exemple : la séparation entre associations cultuelles et culturelles "mérite sans doute d’être revue". En clair, l'Etat n'a aujourd'hui pas le droit de subventionner le culte, à la différence de la culture. La modification prévue vise à lui permettre de financer les associations religieuses. Logique, puisqu'à en croire Sarkozy, les religions sont "un atout". Une arrière-pensée bien présente dans la manœuvre consiste également à permettre d'intégrer les sectes, en leur accordant le statut de culte, et l'on medium_tomcruise_et_sarkozy_en_2004pense en premier lieu à la prétendue "église" de scientologie. "Nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales", lâche ainsi Alliot-Marie en guise de piste. Il se trouve qu'on sait que Sarkozy, ici en photo avec Tom Cruise, prosélyte en chef de la secte créée par l'écrivain de science fiction raté Ron Hubbard, a déjà par le passé fait preuve d'une coupable indulgence envers la scientologie. En commençant par la réception de l'acteur-adepte à bras ouvert à Bercy en août 2004, lorsque Sarkozy était ministre de l'Economie. Signalons aussi que dans son ouvrage La République, les religions, l'espérance (Editions Cerf, 2004), Nicolas Sarkozy plaidait dans son dernier chapitre, consacré aux sectes, pour la reconnaissance des "nouveaux mouvements spirituels". Ajoutons enfin que la défunte émission d'investigation de Canal +, 90 minutes, notait que le premier passage du Président au ministère de l'intérieur avait coïncidé avec un relâchement de la surveillance autour de la scientologie, marqué par exemple par la mise à l'écart d'un les_religions_bouquin_sarkopolicier spécialement chargé du dossier. Visiblement mal à l'aise, Sarkozy avait expliqué ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la secte, pourtant maintes fois dénoncée !

Sarkozy a promis de ne pas toucher aux "grands équilibres" de la loi de 1905, en se gardant bien de préciser lesquels. En quoi pourrait donc consister la modification de la loi qu'il entend mettre en œuvre ? "Qui fixe ce qui est de l’ordre des grands équilibres et ce qui ne l’est pas ? Ce travail a été fait à la demande de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’intérieur, explique Jean-Luc Mélenchon dans sa conférence. Il est l’objet du rapport sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics qui lui a été remis le 20 septembre 2006 par monsieur Machelon". Et le sénateur socialiste d'égrener les possibles mesures que Sarkozy imposerait : "Par exemple le rapport propose d’autoriser les communes et leurs groupements à subventionner directement la construction de lieux de culte et cela sans plafond en modifiant la loi de 1905 et le code général des collectivités locales. Il propose de prévoir des espaces spécifiques réservés aux lieux de culte dans les documents d’urbanisme. Il suggère de confier aux préfets la mission de veiller à ce que les cultes ne rencontrent pas de difficultés dans leur implantation sur certaines communes. Cela notamment en étendant le recours au déféré préfectoral contre les communes concernées devant le tribunal administratif. (…) «De nos jours, les collectivités publiques financent des milliers d’associations... Pourquoi seules les associations cultuelles ne recevraient-elles aucune aide ?» s’était interrogé en 2004 le futur président de la république dans son livre La République, les religions et l’espérance. Le rapport m_lenchonMachelon tape fort sur ce point. Il propose une prise en charge par l’impôt du financement des associations religieuses. Pour cela il faudrait bien sûr «assouplir» le régime des associations cultuelles et faciliter leur financement en étendant le bénéfice de ce régime à des activités non couvertes aujourd’hui. «Je continuerai à plaider avec force, mais sans prosélytisme, pour l’instauration de nouveaux rapports entre les religions et les pouvoirs publics (...) Je suis convaincu qu’il faut prendre en compte le fait spirituel et l’importance de la question religieuse» avait déclaré Nicolas Sarkozy dans son livre sur la place de la religion en République en 2004. A présent, nous savons comment il compte s’y prendre et quel sens revêt ce programme à toutes les échelles, depuis l’ordre mondial (à travers la «politique de civilisation» qui implique l’adhésion à la théorie du choc des civilisations entre islam et Occident, Nda) jusqu'à la définition de l’identité de chacun", conclut Mélenchon.

Une France communautariste, qui subventionne les cultes et les sectes, voilà la république qui nous est promise par le Président et sa clique. Alliot-Marie a beau prétendre : "il n'est pas question de rouvrir des querelles qui ont profondément divisé notre pays", c'est bien de cela qu'il s'agit justement. Et puisqu'il va falloir se battre pour défendre la laïcité républicaine, ils vont l'avoir, leur guerre !

Par Olivier BONNET Pour Plume de Presse

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Mardi 5 février 2008

A un mois des élections cantonales des 9 et 16 mars, les députés ont adopté mardi une proposition de loi UMP qui permet aux parlementaires déjà détenteurs d'un mandat local et élus conseillers généraux d'être remplacés par leurs suppléants.

Ce texte proposé par Jean-Luc Warsmann, président UMP de la commission des lois, vise officiellement à remédier à une insuffisance de la loi du 31 janvier 2007 sur la parité. Ce texte a institué pour les élections cantonales un ticket mixte formé par le candidat et son remplaçant, chacun devant être de sexe différent.

Dans un certain nombre de cas prévus par la loi (décès, cumul des mandats), lorsque le poste de conseiller général devient vacant, le titulaire est remplacé par son suppléant de l'autre sexe sans qu'il soit besoin d'une élection partielle.

Mais une élection cantonale partielle doit continuer à avoir lieu lorsqu'un parlementaire détenteur d'un mandat local (maire, conseiller régional...) est élu conseiller général et décide de renoncer à ce dernier mandat. La proposition de loi UMP vise à combler cette lacune.

La gauche a dénoncé un texte contraire à la tradition républicaine qui interdit de modifier le code électoral relatif à un scrutin pour lequel la campagne est déjà commencée. Les socialistes, qui ont voté contre, soupçonnent l'UMP de vouloir permettre par cette loi à des parlementaires de se présenter aux cantonales pour démissionner ensuite. Ils serviraient ainsi de "locomotives" dans des départements où la majorité de droite est menacée.

Le texte sera examiné dès mercredi au Sénat.

Avec AP


Mardi 5 février 2008

Education et Politique (blog)

Pourquoi les contribuables devraient financer les outils d'Arcelor-Mital alors que cette entreprise fait des bénéfices et que son patron va toucher, au titre des dividendes pour 2007, 600 Millions d'Euros ?
 

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