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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /2007 20:13
Le CNE sera abrogé et le CDI deviendra la référence du contrat de travail", a déclaré Ségolène Royal, jeudi 25 janvier, sur RMC. La veille, Nicolas Sarkozy avait annoncé à un parterre de patrons de PME qu’il comptait s’inspirer du contrat nouvelles embauches (CNE) pour créer un contrat de travail unique.

 

Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d’essai de deux ans et est présenté comme un succès par le gouvernement. Et Laurence Parisot, la présidente du Medef, en a fait un exemple de la nécessité de sortir le droit du travail du "carcan" actuel.

La proposition du candidat de l’UMP est "grave", a déclaré Ségolène Royal : Nicolas Sarkozy"s’apprête à démanteler le code du travail et à faire en sorte que désormais tous les Français puissent être licenciés pendant deux ans sans justification et sans motif". Pour la candidate socialiste, "le modèle de précarité que la droite propose va tirer la France vers le bas".

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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /2007 20:16
Plusieurs élus UDF ont choisi de soutenir Nicolas Sarkozy. "Il y a des gens qui croient que l’on peut tout acheter", a déclaré François Bayrou.

 

François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle, a accusé jeudi 25 janvier l’UMP de vouloir "acheter" ses amis centristes. Plusieurs élus UDF ont en effet décidé de soutenir Nicolas Sarkozy.
"Il y a des gens qui croient que l’on peut tout acheter", a déclaré François Bayrou devant la presse, lors d’un déplacement en Eure-et-Loir et dans le Loiret. Il a assuré que lui-même n’entrerait pas "dans ces histoires de marchandages".
"Quand vous montez dans les sondages, il y a 1.000 manœuvres pour essayer de vous nuire. Ce n’est qu’un début", a ajouté le leader centriste, crédité de 9 à 13% d’intentions de vote dans les derniers sondages.
Il a relativisé ces départs: "Ce n’est pas grave, ce sont des isolats". Dans le même temps, les sondages montrent selon lui que "la campagne électorale est en train de vivre un tournant".

Le cas de Valérie Létard

"Un grand nombre de Français veulent une solution crédible pour échapper au duo Ségolène Royal/Nicolas Sarkozy, qui l’un et l’autre ne leur inspirent pas confiance", a-t-il assuré.
Alors que le premier à faire défection a été un député des Hauts-de-Seine, Pierre-Christophe Baguet, et que le député du même département, André Santini, prend aussi ses distances, François Bayrou a dénoncé "les mœurs des Hauts-de-Seine".
Il a cité l’exemple de Patrick "Balkany, et d’autres qui font partie du premier cercle de M. Sarkozy". "Ces mœurs des Hauts-de-Seine sont pour moi depuis longtemps, un contre-exemple de ce que devrait être la République", a-t-il lancé.
Le président de l’UDF a par ailleurs commenté le cas de la sénatrice du Nord Valérie Létard, qui a adhéré au "cercle démocrate, républicain et social" (CDRS) formé mardi avec des élus qui s’interrogent sur le candidat qu’ils soutiendront à la présidentielle.
"L’animateur de cette structure est son papa", Francis Decourrière (président de la communauté d’agglomération de Valenciennes), a-t-il souligné.
"J’ai la promesse de parrainage de Valérie Létard entre les mains. On va voir si ça se confirme", a-t-il ajouté.

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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /2007 21:45
Ségolène Royal a promis en Martinique d’être la présidente de la "France métissée" dans une République "accueillante à tous les siens".

 

Devant plusieurs centaines de personnes réunies dans le marché couvert de Fort-de-France, la candidate socialiste a enjoint les Français à porter "un regard lucide" sur toutes les périodes de son Histoire, colonisation comprise.

"C’est la condition d’une Histoire partagée, assurée, apaisée, dans une République accueillante à tous les siens et qui ne tolère plus aucune discrimination", a-t-elle fait valoir.

"Je n’accepterai plus que l’on parle des enfants de première, deuxième, troisième génération. Vous êtes, nous sommes tous, les jeunes sont les enfants de cette République qui doit ouvrir les bras", a poursuivi Ségolène Royal, juchée sur une petite tribune installée à côté des étalages de fruits et de légumes.

"Le métissage, je le dis ici, est une chance pour la France. Je serai la présidente de la France métissée et qui se reconnaît comme telle", a-t-elle lancé.

Dans un discours d’une vingtaine de minutes, prononcé après sa rencontre avec le leader autonomiste Aimé Césaire, Ségolène Royal est revenue sur "l’exécrable loi" de février 2005 évoquant le "rôle positif" de la colonisation et abrogée depuis par décret présidentiel.

La polémique déclenchée par ce texte, amendé à l’initiative de députés UMP, avait conduit le président de l’UMP Nicolas Sarkozy, aujourd’hui candidat à la présidentielle, à repousser sa visite dans les Antilles prévue en décembre 2005.

"Cette lecture révisionniste de l’Histoire était inacceptable pour nous", a déclaré Ségolène opposant le colonialisme "système de spoliation, de domination et d’humiliation" à la liberté, l’égalité, la fraternité et le "respect des identités".

"Ces valeurs-là n’étaient pas du côté des colonisateurs", a-t-elle insisté, citant le "Discours sur le colonialisme" d’Aimé Césaire, défenseur des racines africaines qu’elle a rencontré dans la matinée.

"Je ne connais pas de texte plus beau, plus fort, plus définitif sur le sujet. Je veux que la France soit fière de cette parole, qu’elle en soit aujourd’hui l’héritière et la continuatrice".

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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /2007 15:29

Ségolène Royal s’est élevée samedi contre la "politique de brutalité et de désintérêt" de la droite à l’égard des DOM-TOM, lors d’une étape mouvementée de sa tournée antillaise à Pointe-à-Pitre.

 

En effet dans les rues aux balcons ouvragés de la ville, la candidate socialiste à la présidentielle n’a pas pu terminer sa visite à pieds devant l’affluence.

Devant des centaines de personnes réunies sur la place de l’Hôtel-de-Ville, comme elle l’avait fait en Martinique la veille, Ségolène Royal a rendu hommage à l’identité et à la diversité antillaises.

LES DOM ONT PAYE "L’IMPOT DU SANG"

"Je veux affirmer ici (…) que les Outre-Mers ne sont pas des périphéries, mais au contraire au centre d’une question majeure pour la France: s’accepter riche et fière de sa diversité", a déclaré celle qui s’est présentée vendredi comme la future présidente d’une "France métissée".

"La Guadeloupe et la Martinique ont été actrices de l’histoire de France parfois depuis plus longtemps que certaines régions de métropole, y compris en payant l’impôt du sang", a-t-elle rappelé, promettant aux Guadeloupéens une politique ultra-marine élaborée en concertation avec les populations des DOM-TOM.

"Je sais (…) l’abandon budgétaire dont vous souffrez, le chômage, l’Etat qui n’acquitte pas ses dettes. C’est pour cela que l’alternance est nécessaire pour mettre fin à une droite faite de brutalité, de désintérêt à l’égard des territoires qui en ont le plus besoin".

Comme à Fort-de-France, son programme mentionnait une visite à pied des rues commerçantes et du marché aux épices, un parcours finalement écourté, sous l’oeil d’un important cordon de sécurité.

L’impétrante a tenté de se déplacer au coeur d’un essaim de journalistes, de militants et de curieux, séparés d’elle tant bien que mal par une corde blanche tendue par le service d’ordre.

A l’entrée du marché couvert, une vieille dame en tenue traditionnelle - robe blanche brodée et coiffe multicolore - lui a offert une bouteille de rhum pour lui "porter chance".

Quelques mètres plus loin, bloquée par la foule, elle a pu entendre jouer un orchestre de "gwo ka", la musique traditionnelle de Guadeloupe. Son leader a ensuite poursuivi la délégation une boîte à chaussures à la main pour récupérer quelques pièces de monnaie: la quête a été finalement organisée par la candidate elle-même parmi ses proches.

Avant son départ pour la Guadeloupe, la candidate du PS a rencontré le président de la région Martinique, le leader indépendantiste Alfred Marie-Jeanne.

 

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 22:27

http://www.lexpress.mu/images/76150_1.jpg

De retour de Martinique et de Guadeloupe, Ségolène Royal a présidé lundi la première commission permanente de l'année 2007 de la région Poitou-Charentes.

"Je ne regarde pas les sondages parce qu'ils bougent beaucoup. Il faut tenir la distance, les étapes et le rythme d'une campagne. Je continue à travailler sereinement" a déclaré Ségolène.

Elle a ajouté : "Je ne veux pas connaître à nouveau 2002, c'est-à-dire le désamour à l'égard des politiques, le doute sur la crédibilité de leur action, l'abstention, et donc je veux construire des fondations solides au projet présidentiel".

Au sujet de son programme, Ségolène Royal a précisé qu'elle avait "déjà fait beaucoup de propositions. Beaucoup plus que certains autres candidats", a-t-elle dit. "Je travaille, et le moment venu, il y aura le fruit du travail, qui ne sera pas seulement le mien, mais le fruit du travail des Français qui viennent dans les réunions participatives".

Ségolène Royal n'a pas tenu à commenter le niveau des débats actuels. "Je fais campagne, je ne la commente pas", a-t-elle simplement déclaré avant de conclure: "Je sais que ce n'est pas facile de voir que la politique change, mais c'est indispensable, car il y a une crise démocratique, une colère qui monte contre des problèmes qui ne sont pas réglés".

D'après l'AP

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