Recommander

Réagissez à l'actualité

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 22:37

Plutôt que de débattre, l'UMP semble préférer la disqualification, la rumeur et la diffamation.
Tout au long de la campagne notre candidate aura besoin de votre soutien pour ramener le débat sur des questions de fond.

Lors d'un débat à Roubaix, vendredi 19 janvier, Ségolène Royal a répété que les violences contre les femmes constitueraient une priorité de son gouvernement. "La première loi que je ferai voter sera consacrée à ces violences", a-t-elle déclaré après avoir entendu le témoignage d'une participante victime de son compagnon.

La porte-parole de l'UMP, Valérie Pecresse, a aussitôt dénoncé l'"ignorance injustifiable et inexcusable" de Ségolène Royal. "Elle ne sait pas que ce dispositif d'éloignement a été mis dans la loi par les gouvernements Raffarin et Villepin", a-t-elle ajouté en faisant référence à deux textes : la réforme du divorce de 2004 et la loi du 4 avril 2006 "renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple".

OR :
1- C'est aux sénateurs socialistes que l'on doit les volets "prévention & répression des violences conjugales" des lois votées en 2004 & 2006.
2- La situation reste grave (une femme sur 10 victime de violences, un décès tous les 3 jours) en partie parce que les dispositions de loi ne sont pas appliquées faute de travailleurs sociaux (ces fonctionnaires dont le projet UMP prévoit de ne pas assurer le remplacement lorsqu'ils partent à la retraite) ; mais aussi parce que :
3- la loi, qui exige le dépôt d'une plainte par la victime elle-même, reste manifestement insuffisante ;
4- Le projet UMP ne contient aucune proposition sur les violences faites aux femmes.

Les propos de Ségolène Royal (source : Europe 1, 23 janvier 2007)

"Ce qui est clair c'est que la loi est insuffisante. Je déplore les polémiques politiciennes sur les violences faites aux femmes. J'ai voté la loi actuelle, c'est une première étape. Mais, manifestement, compte tenu de l'atrocité des chiffres réels (...) il va falloir régler ce problème."
"Pour que le mari violent soit écarté, il faut que la femme, la mère porte plainte. Les femmes ont souvent peur de le faire parce que si elles portent plainte, les coups sur elle peuvent redoubler", a fait valoir l'ancienne ministre de l'Enseignement scolaire.

"Je souhaite que le dispositif juridique adopté soit proche de celui que j'ai fait voter pour la loi contre le bizutage, c'est à dire qu'on puisse venir au secours d'une victime sans que celle-ci ait besoin de porter plainte. Si la police constate un flagrant délit de coups sur une femme, à ce moment là, on pourrait intervenir"

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 22:50

Dans un article de Raphaëlle Bacqué et de Philippe Ridet publié dans « Le Monde » du 25 janvier, on a pu découvrir le dispositif mis en place par l’équipe de Nicolas Sarkozy pour contrer Ségolène Royal : c’est le Ségo bashing ou la campagne de dénigrement systématique.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que, contrairement à ce que prétend l’UMP, la candidate socialiste est prise très au sérieux par la droite !
Dans son blog "Betapolitique", Raphaël Anglade réagit à l'article  du Monde :

« La campagne de « boules puantes » démarre sur les chapeaux de roues. Pas un jour sans que de nouvelles rumeurs ne naissent sur le web. Dans ce paysage nauséabond, un sport semble particulièrement structuré : le « Ségo bashing »
 
Les règles du Ségo bashing sont très claires : occuper le terrain en poussant de hauts cris dès que l’adversaire prend la parole, manifester le mépris apparent le plus net, employer le plus souvent possible les expressions « bourde », « imprécisions », « légèreté ». Répéter qu’elle n’a pas de programme (malgré les données, nombreuses, figurant sur le site Désirs d’avenir et l’existence du programme du PS).
 
Pour ce faire, une organisation très structurée, dont Le Monde du 25 janvier commence à parler : un petit groupe autour de Nicolas Sarkozy, deux réunions par jour, l’une le matin, à 8h30, l’autre le soir, après les journaux, des élus, de jeunes fonctionnaires. Un seul objectif : « feu sur Ségolène Royal ».
 
Une méthode : mettre en avant les femmes de l’UMP. Nicolas Sarkozy, on le sait, hésite à agresser trop visiblement une femme. Il craint le retour de bâton. Il fait donc donner du Pécresse, du Alliot Marie, du Morano (un peu moins)... Belle illustration du rôle des femmes en politique.
 
Un réseau de bloggueurs amis, de sites plus ou moins indépendants. Comme dans l’affaire du Québec : une prise de position très proche de la tradition française, qui suscite une certaine indifférence au Canada. Mais un premier ministre canadien conservateur qui « donne » à un bloggueur proche de l’UMP une petite phrase qui suffira à allumer un semblant de polémique en France.
 
Le silence complice de nombreux médias. Il faut savoir que l’annonce, par Ségolène Royal, de son intention d’interdire aux vendeurs d’armes la possession de médias n’est pas passée inaperçue au sein du groupe Lagardère ni chez Monsieur Dassault.
On peut s’interroger sur l’efficacité de la méthode. Chirac, dans Le Canard Enchaîné de ce mercredi, manifeste une certaine ironie, dans des termes qui en disent long. « D’habitude, les coups tordus démarrent plus tard, fin février, début mars. Mais c’est dans le tempérament de Sarkozy et de ses amis, d’être pressés ». Et de préciser, en connaisseur, que si le sacre pharaonique suivi d’un tel feu nourri n’ont pas fait gagner à Sarko plus de 2 points dans les sondages, on peut se demander quand il les gagnera.
Il faut dire que la méthode a ses avantages. Un bruit de fond assourdissant, qui empêche l’émergence des propositions et des candidats. Une occupation de l’espace médiatique qui empêche que soient posées les questions qui dérangent : le bilan du gouvernement actuel, les incohérences des déclarations de Nicolas Sarkozy sur son patrimoine, l’erreur tactique de se présenter comme ayant brutalement changé, quand on vient de passer quatre ans à expliquer qu’on est l’homme de la situation...
Mais elle a ses inconvénients. A commencer par les Français eux-mêmes. Les résultats du référendum sur l’Europe rappellent quand même qu’ils n’ont pas l’habitude de se coucher devant la pression médiatique. 
Source : betapolitique.fr
Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 23:26

Ségolène Royal m’a demandé de l’accompagner pour rencontrer le Premier ministre japonais, qui avait souhaité faire la connaissance des deux principaux candidats à l’élection présidentielle, au cours de son bref passage à Paris, le 13 janvier. Ce fut au départ un rendez-vous de courtoisie qui évolua vite vers un surprenant dialogue débordant les vingt minutes prévues par le protocole nippon. Je reprends les éléments que la candidate a relatés à la presse qui l’attendait à la sortie de l’hôtel.

Ségolène commença par déclarer son admiration pour la civilisation japonaise et la réussite économique nippone. Et elle ajouta, avec une joie gourmande, qu’elle entendait aller au Japon en 2008 pour fêter le cent cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays (le traité remonte au 9 octobre 1858, au début de l’ère de l’Empereur Meiji) … si les électeurs français en décidaient ainsi. Le plus jeune Premier ministre du Japon (52 ans) souleva une paupière amusée. Ils parlèrent aussi de la non-prolifération nucléaire, sujet qu’elle avait évoqué durant les débats entre les trois candidats socialistes en s’opposant fermement au programme civil iranien, qui pourrait déboucher, faute de surveillance, sur un armement militaire. La Corée du Nord, qui a fait exploser une petite charge nucléaire en octobre, pose la même question à la communauté internationale.

Le Premier ministre japonais, qui partait ensuite pour un sommet asiatique aux Philippines, a repris le propos courtois selon lequel la région Asie-Pacifique cherche à s’inspirer du processus d’intégration européen. Ségolène Royal affirma que l’Europe était en panne et exposa les deux volets de sa stratégie pour la relancer, qu’elle avait abordé durant la primaire socialiste et qu’elle a précisée à la suite de son entretien avec Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg, quelques jours après ce rendez-vous franco-nippon.

Le premier volet consiste à faire la preuve que l’Europe a un impact positif sur la vie quotidienne des Français, en lançant de grandes politiques communautaires sur la recherche, la technologie, l’environnement. Le deuxième volet serait institutionnel. Comment soumettre à referendum un projet de traité, sans pour autant contraindre à revoter les dix-huit pays qui ont déjà dit Oui ? L’idée serait de reprendre dans le projet de traité constitutionnel les première et deuxième parties, sur les droits fondamentaux et sur l’organisation des institutions ; retrancher la troisième partie sur les politiques détaillées, qui sont déjà en œuvre ; et d’ajouter un texte social interprétatif, qui répondrait aux aspirations des Français.

La discussion a aussi abordé la question du vieillissement. Selon les estimations officielles, la faiblesse de la natalité nipponne et l’allongement de la durée de vie devraient ramener la population japonaise de 127 millions d’habitants aujourd’hui à 90 millions en 2055, avec 40% de personnes âgées de plus de 65 ans. Ségolène Royal, comme elle l’a répété à la presse, a dit que les Françaises ont simultanément le taux d’activité et le taux de fécondité les plus élevés d’Europe. Elles ont en effet dépassé le choix entre les enfants ou le travail. Les congés parentaux, pour la mère et pour le père (initiative de la ministre Royal !), les crèches, les écoles maternelles, les mentalités poussent dans le bon sens en France. Dans le cas du Japon, le choix va de plus en plus du côté de l’emploi (le taux de fécondité est de 1,21).

J’ai été impressionné par la réactivité et l’aisance de la candidate à aborder directement des problèmes de fond. Et j’ai aussi mesuré la réflexion approfondie de la candidate sur sa stratégie européenne. Ainsi, pendant ce moment particulier de la campagne présidentielle où les citoyens sont invités à exposer leurs problèmes et leurs aspirations, ce temps de la démocratie participative, la candidate travaille discrètement et sérieusement à définir la politique étrangère de la France qu’elle voudrait mettre en œuvre si elle est élue.

Sur le contenu et la procédure d’une éventuelle relance de l’Europe, les débats d’un colloque franco-britannique plutôt huppé auquel j’ai participé hier et avant-hier, ont apporté matière à réflexion. Côté français perçait une mélancolie de voir un rêve, une sorte de « surmoi » brisé par le Non au referendum. Ceux qui songeaient à restaurer le prestige de la France, en en faisant l’inspiratrice d’un grand dessein européen, où pourraient briller les qualités de nos diplomates, de nos intellectuels et de nos entreprises, sont désenchantés. La foi religieuse en a pris un coup. Les dieux de l’Olympe européen, Monnet et Schuman, de Gaulle et Adenauer, Giscard et Schmidt, Mitterrand et Kohl n’ont pas connu de relève, et les simples mortels doivent se débrouiller dans la gestion quotidienne d’un territoire de plus en plus vaste et compliqué.

Côté britannique, on ressentait une satisfaction discrète de voir que les avocats du Non français avaient fait, sans le vouloir, triompher l’approche londonienne de la construction européenne : un vaste ensemble commercial, dépourvu d’autonomie dans les domaines de la diplomatie et de la sécurité, bref un géant massif mais muet dans les grandes affaires du monde, que domine sans partage l’hyperpuissance américaine. Le fiasco irakien, dont Tony Blair partage la responsabilité avec William W. Bush, empêchait nos amis britanniques d’être trop expansifs.

Sur l’avenir de l’Europe, quatre thèses sont apparues.

La première est de laisser les choses en l’état, tout en arrêtant l’élargissement, qui devient ingérable.

La deuxième thèse, dite « bottom up », a été développée par Peter Mandelson, le commissaire européen au commerce : abandonner toute idée de traité général et agir dans des champs concrets, l’énergie (face à la pression russe), le Moyen-Orient, les migrations et la sécurité, et l’environnement.

La troisième thèse a été exposée par Philippe Herzog : reprendre un traité plus resserré, qui serait soumis au vote démocratique des Parlements nationaux.

Enfin, la quatrième thèse est de soumettre au referendum un nouveau traité, extrait de celui qui a été rejeté par les Français et les Néerlandais, et complété par un volet social. Cette dernière thèse défendue par Elizabeth Guigou, a été fortement combattue par les Britanniques avec un argument simple : Gordon Brown va remplacer Tony Blair cet été et il n’a aucune envie de se lancer dans un referendum très risqué durant les deux années qui viennent. Ce à quoi un parlementaire français a répliqué : soyez sportifs, votre conception de l’Europe a triomphé ; permettez au moins que cette Europe fonctionne ! Et si vous ne le faites pas de votre plein gré, vous y serez contraints comme Mme Thatcher l’a été en acceptant l’Acte unique conçu par Delors, Kohl et Mitterrand, qui contenait pourtant des ferments inquiétants de fédéralisme. Le Royaume-Uni ne prendra plus le risque de sortir de l’Union Européenne, qui apporte tant de bénéfices à son économie, et en particulier à sa place financière.

Ces débats éclairent le projet ambitieux de Ségolène Royal de gagner un referendum français sur un nouveau texte. On sent à quel point seront essentiels les programmes européens faisant la preuve des bénéfices de l’Europe. Quand on sait le temps qu’il faut pour arriver à un consensus à 27, et ensuite pour mettre les machines administratives en route, la tâche est héroïque et l’on comprend que Ségolène Royal anticipe et ne se cantonne pas, comme d’autres, à des discours grandiloquents.

Quel beau défi, qui suppose que les Français reprennent confiance en eux-mêmes et en l’Europe, qui ne serait plus le bouc émissaire commode de nos difficultés intérieures, mais le levier du développement durable, économique, social et écologique !

Alors, adieu la mélancolie, et bonjour à un ardent désir d’avenir européen.

Christian Sautter

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /2007 19:44
JEAN-MARC AYRAULT (président du groupe PS à l'Assemblée nationale): "Nicolas Sarkosy n'est pas le garant de l'impartialité de l'Etat. Il ne doit pas continuer à être ministre de l'Intérieur, parce que c'est le ministre de la police, des renseignements, c'est lui qui donne des instructions aux préfets".

- "Nous souhaitons que soit redonné à cette campagne le niveau qu'il convient pour que les Français fassent un choix en toute clarté entre deux projets".

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 20:11

Lilian Thuram a estimé que Nicolas Sarkozy avait une vision "raciale" des choses et des gens, dans un entretien diffusé mercredi par la radio France Culture.

Evoquant son entretien de l’automne 2005 avec le ministre de l’Intérieur, juste après la crise des banlieues, Lilian Thuram raconte: "Il me dit, vous savez, c’est les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues. Et moi je lui dis: non, ce ne sont pas les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues, ceux qui créent des problèmes dans les banlieues, ça s’appelle des délinquants".

"C’est à dire qu’il a une vision raciale des choses et des gens", poursuit l’international français, qui avait vivement critiqué à l’époque certains propos de M. Sarkozy, notamment l’expression "racaille" pour parler des délinquants des banlieues.

"Il m’a dit par exemple qu’il avait été le premier à nommer un préfet musulman", poursuit Thuram: "Ca veut dire qu’il juge les gens par leur religion (…) Maintenant je comprends mieux ses discours sur le communautarisme et tout ça, pourquoi il pense ça".

Lilian Thuram a dîné lundi soir avec la candidate du PS Ségolène Royal.

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus