Il y a deux patrons, un patron français et un patron allemand, donc il y a une crise aussi du commandement à Airbus. Il faut s’entendre avec les Allemands et ne pas se tirailler et chercher à s’arracher les entreprises d’un pays à l’autre. Si l’Europe veut être forte sur le plan industriel, elle doit faire converger ses efforts.
Je suis favorable à l’émergence de politiques industrielles au niveau de l’Europe. Donc, ce que je veux dire aux Français qui doutent sur la capacité des politiques à intervenir, c’est possible de faire les choses autrement avec une vigueur et une rigueur politique beaucoup plus efficaces".
A propos des chiffres du chômage, la candidate socialiste pense "que ça va très mal, sur tous les territoires où je vais, et je me déplace beaucoup en France aujourd’hui, partout il y a des entreprises qui ferment et qui délocalisent. On n’a pas parlé d’Alcatel, eh bien Alacatel qui est au cœur des pôles de compétitivité, c’est-à-dire des industries du futur sur les télécommunications, délocalise aussi. C’est insupportable, c’est intolérable.
Parce que le libéralisme actuellement est au pouvoir. Regardez les déclarations ministérielles qui consistent à dire, “ Ben, c’est la logique du marché, c’est la logique des entreprises, on ne peut rien faire ”. Si, on peut faire quelque chose.. Les pouvoirs publics peuvent beaucoup, en aidant par l’anticipation, en réindustrialisant par une agence nationale de réindustrialisation, en investissant dans l’innovation et dans la recherche ; vous savez qu’aujourd’hui les budgets publics dans la recherche sont tombés extrêmement bas, et moi je veux remettre à niveau la recherche et l’innovation".
Ségolène Royal revient enfin sur sa visite à Clichy sous bois : "je voudrais dire que rien n’a été réglé dans les banlieues, que la tension est extrêmement vive, qu’une étincelle peut à nouveau tout refaire basculer."
"J’ai été accueillie dans un climat extrêmement serein parce que je pense pouvoir apporter la paix dans les banlieues et être la seule à pouvoir faire cela. Pourquoi ? Parce que je considère que les jeunes de ces quartiers ne sont pas un problème mais qu’ils sont une partie de la solution aux problèmes de la France au sens où si on arrive à faire bénéficier le pays tout entier du potentiel de ces générations qui ne demandent qu’à réussir à l’école, qu’à créer et là aussi qu’à innover, qu’à prendre des initiatives, qu’à faire leurs preuves."
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Ségolène Royal, s’est saisie du dossier Airbus, vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, face à ce qu’elle a appelé "l’inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique.
M. Malvy a évoqué une prise de participation de 5 à 10% (entre 1 et 2 milliards d’euros), une initiative qui nécessite un décret en Conseil d’Etat, selon le code général des collectivités territoriales.