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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /2007 11:49
Ségolène Royal évoque d’abord le dossier Airbus : "Il était possible de faire autrement d’abord en nommant des dirigeants responsables et sérieux.

 

 

Je crois que l’Etat actionnaire doit remplir ses responsabilités d’actionnaire et ne pas instrumentaliser les entreprises pour y nommer un certain nombre d’amis politiques qui ne sont pas forcément compétents.

Il y a deux patrons, un patron français et un patron allemand, donc il y a une crise aussi du commandement à Airbus. Il faut s’entendre avec les Allemands et ne pas se tirailler et chercher à s’arracher les entreprises d’un pays à l’autre. Si l’Europe veut être forte sur le plan industriel, elle doit faire converger ses efforts.

Je suis favorable à l’émergence de politiques industrielles au niveau de l’Europe. Donc, ce que je veux dire aux Français qui doutent sur la capacité des politiques à intervenir, c’est possible de faire les choses autrement avec une vigueur et une rigueur politique beaucoup plus efficaces".

A propos des chiffres du chômage, la candidate socialiste pense "que ça va très mal, sur tous les territoires où je vais, et je me déplace beaucoup en France aujourd’hui, partout il y a des entreprises qui ferment et qui délocalisent. On n’a pas parlé d’Alcatel, eh bien Alacatel qui est au cœur des pôles de compétitivité, c’est-à-dire des industries du futur sur les télécommunications, délocalise aussi. C’est insupportable, c’est intolérable.

Parce que le libéralisme actuellement est au pouvoir. Regardez les déclarations ministérielles qui consistent à dire, “ Ben, c’est la logique du marché, c’est la logique des entreprises, on ne peut rien faire ”. Si, on peut faire quelque chose.. Les pouvoirs publics peuvent beaucoup, en aidant par l’anticipation, en réindustrialisant par une agence nationale de réindustrialisation, en investissant dans l’innovation et dans la recherche ; vous savez qu’aujourd’hui les budgets publics dans la recherche sont tombés extrêmement bas, et moi je veux remettre à niveau la recherche et l’innovation".

Ségolène Royal revient enfin sur sa visite à Clichy sous bois : "je voudrais dire que rien n’a été réglé dans les banlieues, que la tension est extrêmement vive, qu’une étincelle peut à nouveau tout refaire basculer."

"J’ai été accueillie dans un climat extrêmement serein parce que je pense pouvoir apporter la paix dans les banlieues et être la seule à pouvoir faire cela. Pourquoi ? Parce que je considère que les jeunes de ces quartiers ne sont pas un problème mais qu’ils sont une partie de la solution aux problèmes de la France au sens où si on arrive à faire bénéficier le pays tout entier du potentiel de ces générations qui ne demandent qu’à réussir à l’école, qu’à créer et là aussi qu’à innover, qu’à prendre des initiatives, qu’à faire leurs preuves."

Actu. Désirs d’avenir

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 17:35

http://www.advalvas.be/fr/images/stories/actualite/segolene.jpg

Les Français auront à choisir entre "un Etat impotent" incarné selon elle par la droite, et "un Etat fort qui assume ses responsabilités" représenté par la gauche.

A Mont-de-Marsan, Ségolène a qualifié Sarkozy de "contre-exemple civique et rappelé que l'UDF "gouverne avec la droite dans les assemblées locales". Elle est revenue sur le dossier Airbus.

Ségolène a fustigé la prise de position sur Airbus de Nicolas Sarkozy, qui avait dit mercredi ne pas considérer que "les Etats soient les actionnaires industriels les plus avisés", ce qui revient selon elle à soutenir que "l'Etat ne peut rien faire". "Non seulement l'Etat peut faire, mais il doit faire", s'est-elle écriée.

Selon Ségolène "l'enjeu" de la présidentielle est d'opérer "un choix clair entre un Etat impotent, un gouvernement impuissant, et un Etat fort qui assume ses responsabilités".

"Avec moi, l'Etat sera fort, l'Etat sera juste, l'Etat sera à sa place", a-t-elle assuré. Elle a à nouveau demandé que "les Etats recapitalisent de façon stable" l'entreprise.

Alors que le leader centriste François Bayrou est en hausse dans les sondages, Ségolène a estimé que "le juste milieu conduit à l'inaction". "La France a besoin de changement profond, pas de compromis mou", a-t-elle ajouté.

"On ne peut pas tous les cinq ans, le temps d'une campagne électorale, conter fleurette à la gauche puis rentrer chez soi dès la proclamation des résultats", a-t-elle lancé, insinuant que le leader centriste fera alliance avec M. Sarkozy au second tour de la présidentielle.

Avant elle, Henri Emmanuelli avait stigmatisé "une campagne extravangante, surréaliste" menée par "ceux qui arrivent par le premier avion du pays des Merveilles", vierges de tout bilan alors qu'ils gouvernent depuis cinq ans.

Ce ne sont là que "malversations intellectuelles et morales", s'est-il offusqué, mêlant dans une même réprobation Nicolas Sarkozy et François Bayrou.

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 17:40

En attendant le premier tour de la présidentielle, difficile d’aborder le sujet des législatives entre UDF et UMP. Une question aussi "gelée" que celle des investitures. Hervé MORIN, président du groupe UDF à l’Assemblée, est clair : "Les élections législatives n’existent pas. Avec le quinquennat, elles sont subordonnées à la présidentielle. Soit BAYROU fait 4 %, et nous allons nous faire ratatiner, soit il est élu président de la République, et tout le monde nous rejoindra. La politique c’est un rapport de forces. Soit on est capable de l’établir, soit on ne l’est pas. Les partis politiques ne comprennent que ça."

Un rapport de forces qui pousse donc l’UDF à annoncer qu’elle va présenter un candidat pour chaque circonscription.

Côté UMP, la ligne officielle n’a pas changé, les investitures sont toujours les mêmes : "La position reste celle qui a été arrêtée lors du bureau politique du 5 juillet 2006 : nous ne présenterons aucun UMP face à un UDF sortant. Nous considérons que l’UDF fait toujours partie de la majorité", précise Alain MARLEIX, secrétaire national aux élections à l’UMP.

Candidats UMP fantômes ?

Une manière de ne pas insulter l’avenir, avant le soir du premier tour de la présidentielle.

Cette règle de ne pas présenter d’UMP face aux UDF sortants n’ayant actuellement que deux exceptions : le sort réservé aux députés Yvan LACHAUD (Gard) et Francis VERCAMER (Nord), deux UMP passés à l’UDF après leur élection, et qui connaissent déjà leurs adversaires : Salem KACET et Franck PROUST. "Dans chaque circonscription, il y a un candidat UMP déjà désigné, prêt à venir s’opposer aux UDF sortants", s’énerve Hervé MORIN. "C’est du pipeau", rétorque Alain MARLEIX : "Nous n’avons pas mis de moyens à disposition d’éventuels candidats. Mais bien sûr, nous avons le potentiel pour présenter 577 candidats... Ce qui n’est pas le cas pour l’UDF."

Après les multiples débauchages déjà réalisés (BAGUET, SANTINI, etc.), l’UMP ne prend pas trop de risques à penser que lorsque François BAYROU déclare qu’il ne rentrera "pas au bercail", cela n’engage évidemment pas ses troupes...

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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 20:40

http://medias.lefigaro.fr/photos/20070219.FIG000000210_28423_1.jpg

(AFP) - Huit présidents de régions à majorités socialistes ont écrit jeudi au Premier ministre Dominique de Villepin pour lui demander de définir dans quelles conditions elles pourraient entrer dans le capital d’EADS, après l’annonce mercredi d’un plan de restructuration drastique de sa filiale Airbus.
“Si les régions allemandes entrent au capital d’Airbus en recherchant des parts cédées par Daimler Chrysler, les régions françaises doivent pouvoir en faire autant”, estiment les présidents des régions Midi-Pyrénées, Pays-de-la-Loire, Picardie, Aquitaine, Centre,Ile-de-France, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
“La violence de cette restructuration (ndlr: qui implique 4.300
suppressions d’emplois en France) contraste avec les réactions du
gouvernement, qui semble toujours ne pas prendre la mesure de
l’impact”, écrivent les élus de ces régions particulièrement touchées par le plan de restructuration Power8 dévoilé mercredi à Toulouse par le président d’Airbus Louis Gallois.
“Vos propos garantissant l’absence de licenciements secs constituent
un véritable maquillage de la réalité”, poursuivent les signataires de la lettre, qui rappellent que “Louis Gallois lui-même a annoncé que ceux-ci porteraient pour 50% sur les personnels des sous-traitants +in situ+ qui ne bénéficient pas de la protection d’Airbus et que, pour ce qui est d’Airbus, la garantie annoncée ne jouerait que si le nombre de départs volontaires était suffisant”.
Les huit présidents de Régions estiment “insignifiants” les montants
des aides à la filière aéronautique annoncés par Dominique de Villepin à Toulouse le 14 novembre et dénoncent le fait que “le gouvernement n’annonce aujourd’hui aucune mesure nouvelle pour soutenir la filière, défendre l’emploi, et pérenniser les sites industriels menacés”.

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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 11:11

Ségolène Royal, s’est saisie du dossier Airbus, vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, face à ce qu’elle a appelé "l’inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique.

 

En campagne depuis jeudi dans le Sud-Ouest, terre natale d’Airbus, Ségolène Royal a rencontré dans la soirée l’intersyndicale d’Airbus, qui doit la retrouver sur le lieu d’une réunion publique à Pau, après la proposition de huit régions socialistes, dont la sienne, d’une entrée dans le capital d’EADS.

Devant plusieurs milliers de personnes à Mont-de-Marsan, Ségolène s'est alarmée du "séisme industriel" que constitue à ses yeux le plan de restructuration avalisé par les Etats actionnaires (France, Allemagne, Espagne) d’EADS, la maison-mère d’Airbus.

Selon Ségolène Royal, "l’actuel gouvernement est responsable de ce désastre". "Il n’y a qu’en France qu’on voit ça. Il y a de quoi se mettre en colère, les choses ont été laissées à vau-l’eau", s’est-elle indignée devant la presse, entre deux réunions publiques à Anglet et Mourenx (8.000 habitants), la cité du gaz de Lacq où 2.500 personnes s’étaient rassemblées sur la place François Mitterrand.

Son équipe a passé une partie de la journée à organiser le rendez-vous avec l’intersyndicale, le contact ayant été pris par Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, selon Mme Royal.

Ségolène Royal, M. Malvy et le président de la région Aquitaine Alain Rousset ont discuté avec les syndicats de leur proposition de contribuer à "stabiliser le capital de l’entreprise", suivant ainsi l’exemple des "Laender allemands".

M. Malvy a évoqué une prise de participation de 5 à 10% (entre 1 et 2 milliards d’euros), une initiative qui nécessite un décret en Conseil d’Etat, selon le code général des collectivités territoriales.

Ségolène Royal a envisagé aussi une autre solution: la possibilité pour les régions "d’intervenir au niveau de la trésorerie" par "des prêts à taux préférentiel" à Airbus ou par "une garantie d’emprunts".

La candidate a dit partager l’avis du numéro 1 de la CGT Bernard Thibault: Airbus a un carnet de commandes rempli, il fait des bénéfices, "on ne va pas faire payer les salariés au motif qu’il existe un problème de trésorerie", a-t-elle protesté.

L’initiative des régions, selon Ségolène Royal, est à la fois "une façon de dénoncer l’inertie gouvernementale", d’"obliger le gouvernement à se positionner" et de "faire une proposition constructive".

Il s’agit de s’appuyer sur "un rapport de forces politiques" au moment où "les salariés vont se mettre en mouvement", avec un arrêt de travail mardi, a-t-elle expliqué, tout en disant son refus d’"instrumentaliser le problème des salariés".

Ségolène Royal compte aborder le dossier Airbus lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, mardi à Berlin. Elle a critiqué le système de la "gouvernance bicéphale, une source d’inefficacité". "Je ne suis pas sûre que l’esprit européen l’ait toujours emporté", a-t-elle ajouté, accusant le gouvernement français d’avoir confondu "son rôle d’actionnaire" avec "le pilotage politique" de l’entreprise.

Ségolène Royale s’est plainte "des informations contradictoires" sur le maintien en France du secteur recherche-développement du constructeur. "Il faut absolument garder le nerf de la guerre", a-t-elle affirmé.

D'après un article de Thierry MASURE - AFP

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