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Dimanche 20 janvier 2008

"Chaque jour qui passe confirme ce que chacun pressent désormais : la fête est finie, si elle a jamais commencé", estime vendredi le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray après la révision des prévisions de croissance du gouvernement pour 2008.

"En reconnaissant discrètement que la croissance en 2008 sera plus proche de 2 que de 2,5%, Christine Lagarde et le gouvernement ont enfin pris acte de ce que les instances européennes avaient clairement annoncé dès l'automne: le moteur de l'économie française est en panne, et les mesures prises depuis l'élection de Nicolas Sarkozy n'y changeront rien", a-t-il ajouté dans un communiqué.

"Cet aveu, ô combien tardif, valide donc les mises en garde du Parti socialiste quant à l'irréalité des hypothèses sur lesquelles repose le budget 2008", a pour sa part jugé Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'Economie et à la fiscalité.

Pour Michel Sapin, "cette déclaration rejoint la cohorte d'indices qui prouvent que la majorité prépare la mise en place d'un budget de rigueur et d'austérité, dès les élections municipales passées. 


AP

Dimanche 20 janvier 2008

Clôturant le 3ème "Forum de la rénovation" qui a réuni la plupart des éléphants du Parti socialiste, le premier secrétaire a lancé que "la force collective est la condition des victoires futures, préparées".

François Hollande (Reuters)

François Hollande (Reuters)

François Hollande, premier secrétaire du PS, a estimé, dimanche 20 janvier à Paris, qu'"il n'y aura de réussite individuelle au Parti socialiste que dans la solidarité et les valeurs collectives".
Clôturant le 3ème "Forum de la rénovation" sur "les socialistes et l'individu", François Hollande a élargi son propos au PS : "Je pense qu'il n'y aura de réussite individuelle au Parti socialiste que dans la solidarité et les valeurs collectives".
"Rien n'est possible sans la force collective, respectueuse de chacun d'entre nous", a-t-il lancé devant les socialistes réunis à la Mutualité. "La force collective est la condition de nos victoires futures, préparées", a-t-il affirmé.
Le forum a réuni la plupart des éléphants du parti : Ségolène Royal, Bertrand Delanoë ou Dominique Strauss-Kahn étaient en effet présents.

"Nous partîmes 500 en Avignon…"


François Hollande a également paraphrasé le dramaturge Pierre Corneille et Le Cid pour évoquer le long travail de rénovation entrepris par le PS, après une "défaite honorable mais cruelle", affirmant: "Nous partîmes 500 en Avignon, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 3.000 en arrivant au port, c'est ce que nous sommes aujourd'hui".
Le premier secrétaire a continué: "'Tant à nous voir marcher avec un tel visage' le vôtre, le nôtre, 'les plus épouvantés reprenaient courage'. Vous avez du courage et les plus épouvantés sont nos adversaires", a-t-il lancé.
François Hollande a estimé que le débat avait dégagé quatre "clarifications": "l'individu n'est pas seulement une personne mais un être social"; "nous sommes des promoteurs des libertés individuelles mais nous les concevons comme un combat collectif"; il faut faire une "distinction entre les droits inaliénables, qui ne se marchandent pas, et les droits sociaux", dont il est légitime qu'ils soient assortis de "devoirs".

"Fixer les limites de ce qui est acceptable"

Enfin, les socialistes sont "pour l'émancipation personnelle (...) dans un cadre collectif". Il a fait observer que "la gauche a produit le mouvement d'individualisation", évoquant mai 68.
Attaquant directement Nicolas Sarkozy, François Hollande a lancé: "Nous sommes une force politique qui n'accepte pas la transgression et aujourd'hui nous sommes dans un régime personnel de transgression où celui qui est au pouvoir se permet tout, occupe tout et dépasse toutes les limites".
"C'est bien le rôle d'une formation politique de fixer les limites de ce qui est acceptable", a-t-il jugé.
Dimanche 20 janvier 2008

François Hollande a appelé dimanche les socialistes à "l'intelligence collective" pour préparer leurs "victoires futures" au moment où Nicolas Sarkozy connaît ses premières difficultés.

"Il n'y aura de réussite individuelle au sein du PS que dans la solidarité et les valeurs collectives", a averti le Premier secrétaire du PS en conclusion du troisième forum de la rénovation du parti. Il s'exprimait devant Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë, réunis pour la première fois depuis la défaite socialiste à la présidentielle de 2007.

"Nous avons besoin nous aussi de talents, et de personnes pour porter nos idées (...) mais il n'y aura rien de possible sans la force collective que nous représentons, respectueuse de chacun d'entre nous, de nos différences".

"La force collective est la condition de nos victoires futures. Préparons ces victoires-là et je pense que nous aurons une réussite commune".

Dans ce discours de 40 minutes, le leader socialiste a insisté sur les difficultés de Nicolas Sarkozy et sur son incapacité à apporter des réponses aux attentes des Français en matière de pouvoir d'achat.

"Il ne suffit pas de parler pour obtenir des résultats. Comment pouvait-il penser qu'en disant, en parlant, en payant de mots, la société allait changer? Que les riches mieux aidés, mieux dotés par les cadeaux fiscaux allaient investir investir et consommer, comme lui!", a ironisé M. Hollande. "Il croit à la multiplication des poissons et du pain", a raillé le Premier secrétaire du PS, dénonçant "un régime personnel de transgression où celui qui est au pouvoir se permet tout, occupe tout et dépasse toutes les limites".

M. Hollande s'est aussi amusé de la progression de François Fillon, qui dépasse Nicolas Sarkozy dans un sondage Ifop publié par "Le Journal du dimanche". "On voudrait nous faire croire que Nicolas Sarkozy ayant eu un léger trou d'air, François Fillon serait à la mode. Si la mode devient la discrétion, la soumission, l'anonymat et la disparition, que François Fillon reste le plus longtemps possible à la mode".

Dans cette situation, le Premier secrétaire a insisté sur la "grande responsabilité" du PS. "Au moment où le pouvoir connaît des difficultés, où les Français souffrent de cette situation sociale, économique, de pertes de repères, de perte de confiance, nous avons le devoir de porter une intelligence collective. Nous l'avons fait aujourd'hui".

Pendant toute la matinée, les socialistes ont débattu sur le thème de l'individu, choisi pour ce troisième et dernier forum de la rénovation après ceux sur la nation du 24 novembre à Avignon et le marché du 15 décembre à Paris. Le texte de la commission chargé de préparer le débat fait plusieurs propositions originales comme le redécoupage de la carte scolaire, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales ou l'éradication de la prostitution.

Une synthèse des forums sera réalisée en vue du congrès qui doit se tenir d'ici la fin de l'année, a précisé M. Hollande.

Source : AP

Mardi 15 janvier 2008

 

On croit rêver, on se pince mais malheureusement c'est vrai. Voilà six ans que la droite au pouvoir nous explique qu'outre les 35 heures, le deuxième malheur qui s'est abattu sur la France dirigée jadis par les socialistes, qui a même mis la France "à feu et à sang" est sans nul doute la fameuse "police de proximité".

Plus c'est gros, plus ça passe

40 000 voitures brûlées par an plus tard (20 000 entre 1997 et 2002, ce qui était loin d'être déjà fameux, on en convient...), une violence envers les personnes, notamment les actes les plus graves, en hausse de 20% sur 6 ans et voici qu'on nous explique qu'il faut rétablir la "police de quartier".

 

Rappelons toutefois que même sous cette dénomination, qui était celle du programme de Ségolène Royal, la droite l'a conspuée tout au long de la campagne, jusqu'à cette cette déclaration, encore une, tonitruante, de Nicolas Sarkozy le 29 novembre dernier.



Toutes les contorsions de langage sont aujourd'hui utilisées par l'UMP pour justifier ce revirement à 180°. Michèle Alliot-Marie, dont on avait oublié qu'elle était même Ministre, n'hésitant pas à se ridiculiser jusqu'au bout, explique que cette fois-ci elle ne veut pas une "fausse" mais une "vraie" proximité.

Alors que tous les gradés étaient le doigt sur la couture du pantalon pour ne pas déplaire aux "idées" arrêtées du grand chef sur la police de proximité, plusieurs rapports sont sortis au cours de la dernière année pour évoquer à chaque fois le nécessaire retour à une forme de police proche des citoyens. Un rapport sénatorial le recommandait dès octobre 2006 de manière générale, un rapport de l'IHES le recommandait encore en novembre dernier concernant le cas particulier de la Seine-St-Denis. Acculée,
la droite n'a plus eu le choix. Mais que de temps perdu !

 

Les ravages de l’aveuglement sectaire

Certains veulent faire passer Sarkozy pour un homme ouvert, totalement dépourvue d'idéologie, en un  mot pragmatique. Le gâchis terrible qu'a créé son entêtement sectaire à supprimer une bonne mesure pour la remettre en oeuvre piteusement cinq ans plus tard et son incapacité à reconnaitre ses erreurs servent en eux seuls à démontrer le contraire.
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undefinedLes socialistes n’ont jamais défendu de manière idolâtrique la police de proximité. Ils n’en ont jamais fait un totem indéboulonnable. La « police de proximité » a été mûrement pensée, réfléchie. Elle a été définie pour la première fois lors du colloque de Villepinte en 1997. Jean-Pierre Chevènement disait alors la chose suivante :

"La police n'a pas pour seule tâche la répression de la criminalité. Elle doit prendre en compte, de plus en plus, les liens entre cise urbaine, violences et incivilités. On désigne par là des conduites aussi exaspérantes que fréquentes, à la frontière de la délinquance, mais qui échappent aux sanctions pénales et aux statistiques (...); Le travail policier doit évoluer en conséquence : la pyschologie et par conséquent, la formation comptent plus encore que la technologie. Le lien de la police avec la population est essentiel, il faut être familier avec les quartiers.

L'image de la police et son efficacité en dépendant. L'îlotage pédestre est nécessaire. Il ne suffit pas (...). [La police de proximité] implique une capacité à discuter avec les habitants pour définir au plus juste ce qui doit être réprimé et ce qui doit être toléré".


La police de proximité a été d’abord expérimentée en 1999 à 26 départements puis étendue à toute la France. Si elle n’a pas réglé totalement les problèmes réels d’insécurité qui existaient, elle a aussi contribué à assombrir la situation pour le gouvernement, dans la mesure où elle a participé à un retour des Français vers les commissariats, plus enclins à déposer une plainte, forts de cette nouvelleundefined confiance établie avec la police, y compris pour des faits mineurs. La police de proximité avait commencé à faire ses preuves lorsqu’elle a été brutalement interrompue par le retour de la
droite en 2002. Elle devait être améliorée, notamment en matière d’accès à la police nuit et jour, de meilleure association avec des unités spécialisées dans la lutte contre le banditisme et avec les brigades anti-stupéfiants. Le « parachutage » de recrues trop jeunes et trop peu expérimentées a peut-être aussi généré une efficacité moins évidente à court terme. Mais pourquoi fallait-il tout supprimer, tout rayer d’un trait de plume, simplement pour faire plaisir à l’ego d’un Ministre déjà candidat, trop content de pouvoir idéologiser le thème sécuritaire à outrance ?

La volte-face affichée en ce moment serait simplement risible si non seulement elle ne mettait pas en cause la sécurité des citoyens français mais aussi si elle ne s’inscrivait pas dans une série de tango à quatre temps que s’habitue à jouer le pouvoir en place. Faisant preuve d’une improvisation absolument terrifiante, tout et le contraire de tout peut être dit dans la même journée. Des reniements complets, dont nous avons là un bel exemple, sont opérés en un claquement de doigts. Encore 5 ans et c’est sûr qu’ils vont nous expliquer à quel point les 35 heures étaient formidables… Les Français ne doivent pas oublier que des élections approchent et qu’aujourd’hui plus que jamais, on se rappelle bien que Sarkozy est au pouvoir depuis déjà 5 ans et demi, puisqu'il veut être jugé aux "résultats"...

John_G
SECTION PS SCIENCES PO
Mardi 15 janvier 2008

LISTE BONO. --Le député-maire sortant l'a présentée hier au grand complet pour lancer officiellement sa campagne

La gauche plurielle est prête la première

:Thomas Brosset



 
Cela fait des années que la gauche est plurielle à La Rochelle. Pratiquement depuis que Michel Crépeau prit la mairie en 1971. Cela fait donc des années que la liste de gauche pour les élections municipales est l'addition de plusieurs listes : celles des socialistes, des radicaux, des communistes et des Verts. Au gré des échéances électorales diverses, la représentativité de chacun des partis a augmenté ou baissé.
C'est ainsi que les Verts, qui sont apparus en 1995, ont vu leur part du gâteau grossir au fil des élections cependant que les communistes voyaient la leur baisser. Chacun des mouvements ayant déjà présenté ses propres candidats dans nos colonnes, c'était hier le tour de la liste au grand complet d'afficher sa détermination à repartir à l'assaut d'une mairie acquise à la gauche depuis? trente-sept ans. C'est dire que Maxime Bono affichait, à l'hôtel des Gens de Mer, la sérénité d'un capitaine au long cours sur une mer d'huile.


Six sans-étiquette. Le rituel voulait que chaque parti annonce l'esprit de sa candidature, selon sa propre sensibilité y compris les membres de la société civile. Ils furent représentés, pour l'occasion, par Charles Kloboukoff, le patron de Léa Vital : « Nul besoin d'être au Parti socialiste pour avoir la fibre sociale ou d'être Vert pour être écologiste », commenta-t-il, devenant du coup le président virtuel du parti des sans-étiquette. Ils sont six dans son cas, dont certains très bien placés sur la liste, comme l'historienne Sabrina Girocelli-Laconi, qui apparaît en sixième position entre les poids lourds de l'ancienne équipe Alain Bucherie et René Bénéteau. Il est vrai qu'elle a réalisé une thèse et écrit un livre sur Michel Crépeau. Ce qui, à La Rochelle, vaut toutes les distinctions.
(1) Les prochaines réunions électorales de bilan dans les quartiers se tiennent jeudi 17 janvier à 20 h 30 à la salle France-Vatré pour Lafond et vendredi janvier 18 à 20 h 30 à la salle municipale de Tasdon.
 

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