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 Réunion fédérale de présentation des motions
le 20 octobre à 20h30 Auditorium (salle Saintonge)
à Saintes

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Vote dans toutes les sections le 6 novembre 2008

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espace dédié au congrès de Reims (motions, mais aussi contributions, calendrier...).

 

     

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Dimanche 6 avril 2008 7 06 04 2008 21:26

Professeur d'histoire-géographie dans un collège de l'ouest de la France, Bernard Girard nous a fait part de cette lettre ouverte adressée à Xavier Darcos, alors que la mobilisation dans le monde enseignant contre la réforme des programmes scolaires de l'école primaire ne faiblit pas.

Monsieur le Ministre,

La réforme de l'enseignement primaire que vous avez annoncée il y a peu suscite un peu partout une vive opposition, portant aussi bien sur le fond -le contenu du projet- que sur la méthode adoptée pour la
faire passer. Et si aujourd'hui, quelques jours après son lancement à l'initiative de professionnels de l'éducation, enseignants, éducateurs, pédagogues, chercheurs mais aussi parents, une pétition a déjà reccueilli près de 20 000 signatures vous demandant de revenir sur votre réforme, il doit bien y avoir une raison.

Les reproches adressés portent en premier lieu sur un appauvrissement sans précédent des contenus de l'école primaire. Sous le prétexte d'en revenir aux 'fondamentaux", aux "bases" qui, paraît-il, feraient cruellement défaut aux élèves, on restreint les procédés d'enseignement à de simples rudiments, procédés mécaniques et répétitifs, incapables à eux seuls d'assurer des apprentissages efficaces. Ce que, déjà en son temps, déplorait Jules Ferry:

"Aux anciens procédés qui consument tant de temps en vain, à la vieille méthode grammaticale, à la dictée -à l'abus de la dictée-, il faut substituer un enseignement plus libre, plus vivant, plus substantiel." (Discours du 2 avril 1880.)

Un Jules Ferry dont se réclament, sans manifestement le connaître, les partisans du retour à l'école du passé, et qui doit se retourner dans sa tombe à la lecture de votre projet. L'inefficacité de ces méthodes est d'autant plus prévisible que l'on envisage maintenant de faire revenir les élèves en difficulté à l'école... sur le temps de vacances, forme de stigmatisation des plus faibles, dénoncée rigoureusement comme une hérésie par tous les spécialistes des rythmes scolaires.

Réciter, répéter, recopier... est-ce cela, enseigner?

Tout occupés à réciter, répéter, recopier, refaire, les élèves se verront interdire les chemins de la
connaissance et du savoir. L'histoire, la géographie, l'éducation civique, par exemple, disparaissent pratiquement du cursus primaire, remplacées par la simple récitation de quelques dates, de noms de fleuves, de maximes, tirés d'une liste vide de sens pour de jeunes enfants. Quant au sang impur qui abreuve les sillons, on doute qu'il soit suffisant pour former des citoyens critiques et éclairés. Mais ce n'est sans doute pas là, non plus, l'objectif de ces programmes.

On s'interroge également sur les raisons qui vous poussent à supprimer, toutes affaires cessantes, les programmes actuels de l'école primaire, programmes qui ne remontent nullement à Mai 68, comme on voudrait le faire croire, mais à 2002, programmes approuvés et cosignés par vous-même alors que vous étiez ministre délégué de l'Education nationale.

Ces programmes, déjà modifiés à la rentrée 2007, tout juste rentrés en application, n'ont encore jamais été évalués. Pourquoi, dans ces conditions, vouloir les rendre responsables des dysfonctionnements inévitables d'un système éducatif, qui, par nature, doit de toute façon s'adapter à son temps?

Dans un même ordre d'idées, il faut rappeler qu'en 2005, le Parlement adoptait, après un long débat public, la loi d'orientation sur l'école (loi Fillon) avec en son coeur un socle commun de connaissances et de compétences, censé servir de ligne directrice à tout le système éducatif pour une quinzaine d'années.

A l'école primaire, cette loi qui n'a pas encore reçu le moindre début d'application, se voit par votre projet de réforme, jetée aux oubliettes. Et moi qui croyais, bien à tort, sans doute, qu'en démocratie, la fonction d'un ministre était de faire appliquer les lois votées par le Parlement... Pourquoi, donc, cette précipitation à vouloir mettre en œuvre une réforme bâclée et jamais discutée?

Du "populisme scolaire" en pleine campagne électorale

Est-ce un hasard si cette réforme a été annoncée en pleine campagne électorale, comme s'il s'agissait, en brodant sur le thème de l'école d'autrefois, une école mythique qui n'a jamais existé, de s'attirer les suffrages d'un électorat âgé, très peu au courant des enjeux éducatifs réels ? Dans ces conditions, votre réforme s'apparenterait fort, monsieur le Ministre, à ce que deux de vos prédécesseurs appelaient, il y a peu, un "populisme scolaire".

Enfin, une question demeure sans réponse: alors que le Conseil national des programmes a été supprimé, on ne sait toujours pas par qui, sur quels critères, après quelles analyses, quelles consultations, les
nouveaux programmes ont été rédigés. Autour de vous, ces derniers mois, on a beaucoup vu d'éminents linguistes, de savants mathématiciens, des pamphlétaires à la mode, moustachus ou non, d'autres sans doute, que vous avez qualifiés de "scientifiques".

En revanche, on n'a jamais vu d'enseignants, de pédagogues, d'éducateurs, de professionnels de l'éducation. Une chose est sûre: ces programmes ont été élaborés dans le plus grand secret, en grande hâte, à la sauvette pourrait-on dire, par des gens sans doute infiniment respectables mais dont on pressent qu'ils n'ont jamais dû mettre les pieds dans une école primaire depuis bien des années.

Une concertation en cours, alors que les manuels sont déjà imprimés

Pour faire bonne mesure, vous avez organisé dans l'impréparation la plus totale un semblant de concertation au niveau des établissements, mais dans des conditions matérielles unanimement dénoncées.

On ne dira rien de la consultation "grand public" que vous avez cru bon lancer sur internet par l'intermédiaire d'un organisme de sondage, consultation dont l'amateurisme, le manque de sérieux sont
proprement affligeants: chacun peut s'y exprimer autant de fois qu'il le veut, sans avoir à décliner son identité ni son adresse e-mail, à condition d'être âgé de 8 ans et plus...

Pour juger de la portée de cette concertation et de ce qu'on peut en attendre, il faut quand même préciser que les établissements ont reçu depuis quelques jours des éditeurs les nouveaux manuels scolaires estampillés "conformes aux nouveaux programmes 2008", alors que ces programmes sont censés être en cours de discussion. Compte tenu des délais de préparation d'un manuel, il apparaît donc que les programmes et la réforme du primaire ont été arrêtés depuis déjà plusieurs mois et que la "concertation" n'est qu'un leurre.

Dans ce contexte de lourde défiance et de profond mépris envers les personnels de l'éducation pensez-vous réellement, monsieur le Ministre, pouvoir réduire l'échec scolaire, ce qui est notre objectif à tous?

Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
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Samedi 5 avril 2008 6 05 04 2008 09:33

 

   

 
PETITION POUR LA LIBERTE DES OTAGES
BIENTÔT 6 ANS SANS INGRID

 

Par fede ps - Publié dans : Le pack militant
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Samedi 5 avril 2008 6 05 04 2008 09:06

Un homme d'une vingtaine d'années, d'origine malienne, s'est jeté dans la Marne, à Joinville-le-Pont, pour échapper à un contrôle de police. Le réseau éducation sans frontières appelle à manifester ce samedi à 14h30, place d'Italie à Paris.

 

 

(c) Reuters

 

Un homme sans-papiers âgé d'une vingtaine d'années est décédé vendredi 4 avril après-midi à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) après avoir tenté d'échapper à un contrôle de police, a-t-on appris de source policière.
Après s'être jeté dans la Marne, l'inconnu avait été transporté dans un hôpital parisien. Une autopsie devrait permettre d'établir les causes de cette mort.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect avait été interpellé dans la station RER alors qu'il souhaitait prendre un train sans titre de transport. Alors que des policiers de la Bac tentaient de le contrôler, l'individu a pris la fuite et s'est jeté ensuite à l'eau.

Appel à manifester

D'après sa carte de transport, il serait de nationalité malienne et en situation irrégulière. Mais la police devait établir avec certitude son identité. L'inspection générale des services (IGS), la police des polices, a été chargée de l'enquête.
Le réseau éducation sans frontières (RESF) appelle à manifester ce samedi à 14h30 à Paris, place d'Italie, pour protester contre "cette politique du chiffre qui génère tant d'angoisse et provoque tant de drames". "Non à la xénophobie d'Etat et à ses conséquences meurtrières!", dénoncent RESF et le collectif "UniEs contre une immigration jetable" dans un communiqué. (AP)
Source Nouvel Obs
Par fede ps - Publié dans : Réagissez à l'actualité
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Samedi 5 avril 2008 6 05 04 2008 08:59

Nous vivons une période à la fois étrange, angoissante et stimulante. Un moment particulier où des

valeurs qui furent au cœur du combat de la Gauche et que l’on croyait devenues des acquis, presque des terres pacifiées sous le règne du compromis œcuménique du consensualisme, sont à nouveau questionnées, secouées voire récusées par le parti au pouvoir qui après cinq années d’attentisme est atteint d’un accès de fièvre. Et souvent, prétendant briser les tabous, il se laisse tout simplement aller à ses pires instincts, que l’on croyait à jamais refoulés, voire évacués par la psychanalyse de la pratique républicaine…comme quoi les vieux démons sont toujours quelque part !


Mais l’important n’est pas là. Il n’est pas non plus, ici, dans le débat véhément pour savoir si un président de la République, garant des institutions, doit respecter ou non l’article premier de la Constitution de la République… Ce dont j’aimerais parler ici c’est ce que la Gauche entend (doit entendre ?) par laïcité, pour que celle-ci ne soit pas un mot creux et parce qu’un certain nombre de nos opposants veulent faire croire que c’est par frilosité que nous n’osons pas poser la question de la laïcité. En somme j’aimerais essayer de montrer que poser la question de la laïcité, de la manière dont elle est posée par les temps qui courent, ce n’est pas « briser un tabou » ni « ouvrir un débat », encore moins « être moderne et/ou pragmatique » mais bien poser une question politique assez vieille, que l’on croyait réglée et qui visiblement ne l’est pas.

 

Loin de moi l’idée de dire que la laïcité est une idée périmée, au contraire, elle est toujours plus d’actualité dans le monde moderne. Néanmoins il me semble que la manière dont nos gouvernants ont posé la question et tentent de mener le débat sent, elle, quelque peu le renfermé. La laïcité c’est une manière de vivre ensemble. Cela doit largement dépasser la question religieuse, même si celle-ci en est le premier acte en quelque sorte. La laïcité est une manière non pas de nier les différences et les spécificités de chacun mais de refuser qu’elles soient des barrières à l’intérieur de l’espace social. La laïcité c’est un pari d’intégration ambitieux, qui pose que chacun peut apporter ses bagages en France et « devenir français » c’est-à-dire entrer dans une communauté de droit. Il ne perd rien au passage, il gagne le droit d’être citoyen et le devoir de considérer son voisin comme tel. Ce pari est très français, et je sais bien que nos « spécificités » ne sont pas à la mode chez nos adversaires…

Mais n’aurions-nous pas ici raison de faire autrement ? La France n’est pas organisée en communautés, elle n’est pas un melting pot ; la France ne connaît que des Français, ni catholiques, ni juifs, ni noirs, ni blancs, ni homosexuels, ni travestis... Et ce parce qu’elle fait un pari ambitieux et désespérément simple : le pari laïc que les Français peuvent être juifs, homosexuels, protestants ou maghrébins (ou même tout à la fois) et être…français ! Et surtout que toutes ces différences, réelles ou fantasmées, revendiquées ou discrètes, n’empêchent pas les citoyens de vivre ensemble en France.
 

Et la Loi de Séparation dans tout ça ?...


On dira que je néglige la question religieuse, que je contourne mon sujet et que je noie le poisson. Je ne le
crois pas. Je crois qu’au contraire le cœur du sujet est là et que c’est bien pour ça qu’une partie de la Droite nous explique qu’il y a deux laïcités : la leur, la « laïcité positive » ; la notre, négative et sectaire. Ce discours veut cacher que s’en prendre à la laïcité c’est s’en prendre à un des fondements même du contrat républicain. Parce que s’en prendre à la laïcité c’est renoncer, petit à petit, à l’idée que la République refuse de voir les différences religieuses (et partant toutes autres différences identitaire) comme déterminantes, comme des catégories de droit. C’est s’en prendre à une idée qui n’est pas du sectarisme, ni une négation de la foi, ni un manque de respect. Au contraire, la laïcité permet à tous de croire, en leur âme et conscience, sans se soucier des conséquences de telle ou telle croyance ou appartenance sur leur place dans la société, puisque la seule communauté qui compte pour la République est celle des citoyens.

Doit-on rappeler qu’aux Etats-Unis, dont les premiers citoyens fuyaient les persécutions religieuses, on a séparé les Eglises et l’Etat pour protéger les Eglises et la liberté de conscience des citoyens ? En terre de France, fille aînée de l’Eglise, terre de papauté et amie du Saint Siège, la Séparation a eu comme butpremier celui de protéger l’Etat, certes. Mais aussi la foi de tous ceux qui n’étaient tout simplement pas catholiques et le choix de tous ceux qui n’avaient tout simplement pas la foi. La laïcité n’est ni un refus de la religion, ni même une adversaire de la religion. Elle est une certaine cécité du Léviathan qui rend les citoyens plus libres et une certaine cécité des citoyens qui est le premier pas vers la tolérance.C’est la seule laïcité que je connaisse en tout cas, elle paraît peut-être négative à certains. Du temps de mon grand-père elle s’appelait tout simplement laïcité et sa soi-disant soeur positive, s’appelait tout simplement cléricalisme…


section Sciences PO PARIS
Par fede ps - Publié dans : Le pack militant
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 04 2008 18:12

http://www.christian-faure.net/wp-images/photo_sarkozy.jpg

Le deuxième conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP), qui s'est réuni, vendredi 4 avril, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a abouti à l'adoption de 166 mesures destinées à rationaliser les services de l'Etat, à renforcer leur efficacité et celle des politiques publiques.

Cet arsenal de dispositifs va de la réforme annoncée de la politique du logement à la réorganisation territoriale de l'Etat. S'y ajoutent les 96 mesures adoptées le 12 décembre 2007. Comme l'annonçait Le Monde daté du 3avril, l'Elysée en attend plus de 7 milliards d'économies "brutes". Une fois restituée aux agents de l'Etat la part qui leur revient (primes, hausses de traitement, pour intéresser les fonctionnaires à la réforme), l'économie nette se situerait entre 5 et 6 milliards d'euros.

A l'issue de ce conseil de modernisation, le deuxième depuis le lancement en juin de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le président de la République devait se rendre à Bercy pour installer la nouvelle direction générale des finances publiques (DGFP), confiée à Philippe Parini, ex-receveur général des finances et l'une des chevilles ouvrières de la réforme.

M. Sarkozy devait ainsi saluer le succès de la fusion des anciennes directions générales des impôts et de la comptabilité publique. Envisagée par Dominique Strauss-Kahn, mal engagée par le socialiste Christian Sautter, elle aura finalement été menée à bien par Eric Woerth, ministre du budget et rapporteur du comité de suivi de la RGPP.

Les économies attendues de ces mesures se feront sur trois ans – 2009, 2010 et 2011 – et proviendront pour moitié du non-remplacement d'un fonctionnaire de l'Etat sur deux partant à la retraite. Au total, 105 000 emplois seront supprimés. La réduction des effectifs s'imposera à tous, sans que la règle du un sur deux s'applique nécessairement partout, précisait, jeudi 3 avril, l'Elysée. Le nombre des suppressions de postes à l'éducation nationale, qui emploie près de la moitié des agents de l'Etat, n'est pas encore arrêté.

LOGEMENT, EMPLOI, SANTÉ

La seconde moitié des économies proviendra pour l'essentiel de la révision des grandes politiques d'intervention économiques et sociales, qui mobilisent 464 milliards d'euros par an. Logement, emploi, formation professionnelle, santé, etc. : toutes seront passées au crible et, le cas échéant, rabotées.

Est-ce pour ne pas "braquer" les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, impliqués dans ces politiques, et avec lesquels il devra discuter ? Est-ce pour ne pas donner l'impression d'avoir en poche un plan préficelé ? L'Elysée n'a pas précisé, jeudi, comment l'Etat économiserait entre 3,5 et 4 milliards d'euros sur ces politiques, tout en récusant tout plan de rigueur pour 2009.

Le Monde - Claire Guélaud

Par fede ps - Publié dans : La presse
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