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PARIS (AP) - Le Premier secrétaire du PS François Hollande a souligné vendredi que "le bercail, la famille" de François Bayrou "c'est la droite".
"Jusqu'à présent l'UDF, dans toutes les assemblées locales et à l'Assemblée nationale, a voté en solidarité avec l'UMP: je ne connais pas une ville, un département, une région où l'UDF aurait changé d'alliance et serait venue conforter des majorité de gauche", a-t-il noté sur France-Info. "Ou, à l'inverse, elle aurait appelé, lorsqu'elle est en responsabilité dans un département, une ville, la gauche à venir travailler avec elle".
Le Premier secrétaire du PS a précisé que "l'UDF et l'UMP font liste commune à toutes les élections (...) Ce sera la même chose pour l'avenir". "Les élus de l'UDF sont en lien avec la droite".
François Bayrou "a même appelé le bercail la droite en disant qu'il ne voulait pas y retourner", a observé François Hollande. "Son bercail, sa famille, c'est la droite".
Le No1 du PS a exclu toute présence du ministre de gauche dans un éventuel gouvernement UDF car "on ne peut pas s'entendre sur des politiques qui sont contraires" aux nôtres.
Face à la montée de François Bayrou dans les sondages, François Hollande "veut dire aux électeurs faites votre choix en connaissance de cause, regardez les projets, faites en sorte que notre pays ressorte plus fort" de la présidentielle. AP
ljg/ma
Le ministre de la Cohésion sociale "dément formellement" les propos de Rachida Dati évoquant son ralliement à Nicolas Sarkozy. "Aucun accord n'est intervenu à ce jour", indique-t-il.

Jean-Louis Borloo (Sipa)
Confusion autour du ralliement de Jean-Louis Borloo à Nicolas Sarkozy. Le ministre de la Cohésion sociale et coprésident du parti radical a démenti formellement vendredi 9 mars tout accord avec le candidat UMP, après des déclarations annonçant son "soutien sans faille".
Lors d'un point presse vendredi matin au siège de campagne de Nicolas Sarkozy, sa porte-parole Rachida Dati a déclaré que Jean-Louis Borloo "soutient Nicolas Sarkozy sans faille" et qu'il serait présent à des meetings "dans les dix jours à venir".
"Jean-Louis Borloo dément formellement les informations dont elle s'est fait l'écho", a réagi le ministre de la Cohésion sociale dans un communiqué. "Aucun accord n'est intervenu à ce jour".
Rencontre prochaine
Le ministre de la Cohésion sociale confirme en revanche qu'il va rencontrer dans les prochains jours Nicolas Sarkozy pour parler de son livre-programme, qui doit être publié la semaine prochaine.
Coprésident du parti radical, parti associé à l'UMP, Jean-Louis Borloo est l'un des derniers membres du gouvernement à ne pas avoir encore annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy. Désireux de monnayer son ralliement au prix fort, il a prévenu que son engagement dans la campagne reposerait sur la prise en considération de ses propositions. Selon le quotidien Libération daté de vendredi, le ministre "fait monter les enchères autour de son soutien", réclamant "Matignon ou la mairie de Paris" en cas de victoire.
L'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy est d'autant plus pressée d'annoncer le ralliement de Jean-Louis Borloo qu'elle compte sur cet ancien UDF pour contrer la percée spectaculaire de François Bayrou dans les sondages. (Avec AP)
Ségolène Royal a dénoncé, samedi 10 mars, la proposition "assez ignoble" de son rival Nicolas Sarkozy de mettre en place un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, déplorant une "confusion malheureuse".
"Je trouve assez ignoble de faire cet amalgame entre l'identité française et les travailleurs immigrés", s'est indignée la candidate socialiste en marge du Salon de l'agriculture à Paris. "Je pense que c'est une confusion malheureuse".
"Jamais les travailleurs immigrés n'ont menacé l'identité française", a-t-elle souligné. "Au contraire, les immigrés réguliers, qui sont demandés par les entreprises, qui viennent en France souvent pour faire du travail que les Français ne veulent pas faire, contribuent à la croissance économique".
Critique unanime
La quasi-totalité des adversaires politiques de Nicolas Sarkozy, ainsi que les associations de défense des droits de l'homme, s'accordent pour fustiger son projet.
"Une frontière a été franchie", pour François Bayrou, tandis que François Hollande déplorait "un flirt poussé avec les thèses du Front national".
Lors de l'émission "A vous de juger" sur France-2, le candidat de l'UMP a redit jeudi son souhait de renforcer à nouveau les conditions d'accès au regroupement familial par une loi qui imposerait aux familles des étrangers installés en France d'apprendre le français, "ou en tout cas des rudiments de français avant de venir en France". Il a réaffirmé sa volonté de créer un grand ministère regroupant toutes les compétences liées à l'immigration.
"Un homme politique dangereux"
"Ces déclarations de Nicolas Sarkozy sont "un constat d'échec", a au contraire estimé le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, qui a rappelé sur France-Info que le ministre de l'Intérieur "depuis cinq ans, a fait voter deux lois sur l'immigration". "Et maintenant dans la campagne présidentielle, tout à trac, il nous annonce une nouvelle loi, un nouveau ministère".
"Accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire", a renchéri la candidate communiste Marie-George Buffet dans un communiqué. Les déclarations de Nicolas Sarkozy visent à "donner des gages aux thèses xénophobes et racistes du Front national", ce qui "est indigne d'un candidat républicain", a-t-elle jugé. Pour elle, "Nicolas Sarkozy est un homme politique dangereux".
"Flirter avec les pires heures du passé"
Sans réellement critiquer la proposition de Nicolas Sarkozy, le FN dénonce "une petite opération de racolage" sur ses terres et réserve ses critiques à François Bayrou. Le candidat centriste est accusé, dans un communiqué, d'interdire "de penser que l'immigration puisse porter atteinte à l'identité nationale, alors que l'histoire et l'actualité nous montrent qu'il s'agit d'une terrible réalité".
Quant au candidat "gaulliste et républicain" à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP), il a jugé "surréaliste que le ministre de l'Intérieur, qui a été cinq ans au pouvoir, qui nous a fait voter je ne sais combien de lois, propose maintenant un ministère". Interrogé sur LCI, le président de "Debout
"Nicolas Sarkozy n'hésite par à flirter avec les pires heures du passé", commente le MRAP, tandis que SOS Racisme affiche sa "totale désapprobation". L'association s'étonne également de voir le ministre adopter "une vision de l'identité nationale aussi rétrécie et conservatrice alors qu'une des grandes richesses de
France Terre d'Asile a dénoncé "un clin d'oeil appuyé aux électeurs du Front national". Dans un communiqué, son directeur général Pierre Henry se demande ce qu'est l'identité nationale dans un pays "où un Français sur quatre a un parent ou un grand-parent immigré". (AP)
POURQUOI ON NE NOUS PARLE PAS DE CE SONDAGE DE L'IFOP DU 7 MARS ?
parce que le PS est loin devant ?
Interrogés sur le parti que les français souhaitent voir remporter l'élection présidentielle, ils répondent
à 38% le Parti Socialiste.
28% l'UMP
19% l'UDF
11% le Front National
Parmi les plus jeunes (18/24 ans) les scores sont encore plus nets :
52 % veulent la victoire du Parti Socialiste.
ALORS ?
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