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Le pack militant

Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /2007 20:31

PARIS (AFP) - Photo : img-5432.jpg Nicolas Sarkozy et son gouvernement cherchent à "maquiller la vérité" économique jusqu'aux élections municipales, a accusé dimanche François Hollande, en affirmant que "le plan de rigueur est en route".

"On dira c'est un plan de vigueur, un plan de transformation. Mais c'est exactement la même chose", a déclaré le patron du Parti socialiste au Forum de Radio J.

Il a estimé que les déclarations du président et du gouvernement revenaient à "intégrer l'idée qu'il va y avoir un plan de rigueur, quand la vérité exigerait de le dire aujourd'hui avant les municipales" de mars 2008.

"Il ne sert à rien de maquiller la vérité", a-t-il ajouté.

Il a par exemple estimé que sur la TVA sociale "la mesure est arrêtée, mais compte tenu de ce qu'a été l'émotion de nombre de nos concitoyens on va de rapport en rapport".

L'objectif est ainsi "d'attendre les élections municipales car ce serait tellement impopulaire", a-t-il poursuivi, ironisant sur un "Nicolas Sarkozy qui est candidat à toutes les municipalités de France".

Sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, dont M. Fillon a déclaré dimanche qu'elle était "prête", M. Hollande a estimé que "toute précipitation serait contraire à l'idée même de la réforme".

"Il faut absolument que la négociation soit la règle", a-t-il dit, relevant que "après on verra le texte juridique", loi ou décret, selon que les partenaires sociaux réussissent à se mettre d'accord ou non.

Par fede ps - Publié dans : Le pack militant
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /2007 21:35
Mes chers camarades,
C'est un réel plaisir , en clôturant notre université d' été  d 'en mesurer chaque année  le succès  grandissant,... dans cette salle , cette année encore une fois presque trop petite, ......alors que beaucoup , rappelez vous , nous prédisaient il y a peu , une université désertée et des rangs clairsemés ...
Mais  au delà du nombre de participants ,sans cesse plus important  ,  une autre constante  demeure :
 c'est le plaisir que les socialistes ont à se retrouver !car en 15 ans , dans les moments de liesse comme dans les plus difficiles, jamais croyez-le bien, jamais il n'a été absent de l'un quelconque de nos rendez-vous !
Il serait tentant pour moi de  vous dire ,  clôturant notre université ,  que La Rochelle est une ville agréable,
que l 'on aime  y venir, souvent y revenir, que le bien-être que l'on y ressent en fait une ville propice aux échanges , et qu'une fois de plus l'effet la Rochelle a joué ...
Mes chers camarades , l'orgueil rochelais dût il en souffrir , ..... je ne céderai pas à cette facilité, je crois simplement que les socialistes, en tous temps et en tous lieux ont toujours plaisir à se retrouver, Et que  lorsqu'ils se retrouvent... ils n'ont pas grande difficulté à se rassembler.
Alors c'est vrai ! certains ont choisi  de ne pas nous rejoindre  cette année à La Rochelle.
Ils ont choisi ,  non pas sans doute de tourner la page, mais simplement d'ouvrir une parenthèse....
C'est leur droit le plus absolu , mais la preuve est faite que leur absence n'aura altéré ni la qualité de nos travaux, 
ni l'écoute studieuse des ateliers, peut être est ce un mauvais procès que de prétendre que  leur présence  aurait généré une parole plus convenue.
Mais peut-être aussi, la parole a-t-elle été ainsi rendue plus libre et plus fraîche...
Toujours est-il que la qualité des débats n'aura pas souffert des absences annoncées... 
Bref, nous avons eu  ,disons-le , une belle université d'été et , avouons-le, nous en avions bien besoin!
Nous  l' abordions dans un mélange d' inquiétude et de doute ; cette université  aura été l ' université des militants et de la parole libérée !
Et  la présence de grands témoins pour nous accompagner dans notre diagnostic nous aura permis d' éviter  toute  complaisance et  d'initier en toute lucidité  la rénovation de nos pratiques et de nos analyses,
 " Ne pas se moquer ,Ne pas déplorer ,mais comprendre «  ,recommandait SPINOZA !
C 'est à cet exercice que nous nous sommes livrés.
Il n’en résultera, certainement pas , dés demain, de nouveaux concepts, mais nous repartirons plus forts de La Rochelle car nous nous serons donnés les moyens de repartir plus confiants.

La confiance , c'est  bien sur la clef de nos futures victoires.
Elle nous a été largement accordée ,ici dans ce grand Ouest lors des consultations nationales ;  et j ' ai plaisir à saluer ici à la tribune comme dans la salle les nouvelles et nouveaux députés élus en Poitou-Charente.
 Ne pas déplorer , mais comprendre pourquoi cette confiance qui nous est accordée localement pour faire vivre la solidarité ,  loger les plus modestes ,  maintenir les services publics , assumer trop souvent les taches d' un état de  défaillant... ne suffit pas à convaincre lors des élections nationales . 
Ne pas se moquer mais comprendre pourquoi malgré les promesses non tenues sur le pouvoir d' achat , sur l'état impartial, sur  le redressement de notre économie , et le constat inverse d 'une croissance exsangue , de la vie chère et des déficits qui se creusent ,
 
ne pouvoir en faillite parvient encore à faire illusion !
Certes ! nous savons bien que cela ne durera pas , qu 'après quelques mois de cette mauvaise politique l ' illusion cessera, mais il nous faudra alors dire, sans doute autrement , nos espoirs nos projets et nos convictions . 
 Les dire autrement ce sera d'abord, les dire en parlant d 'une même voix , les dire en prouvant par nos comportements que nous sommes dignes d 'être entendus , comme nous prouvons tous les jours, dans les régions , les départements , les circonscriptions et les communes où nous  exerçons notre responsabilité, que le parti socialiste   sait améliorer la vie de ceux qui lui ont accordé leur confiance  .
 Vous ne m 'en voudrez pas , avant de conclure  d' en revenir à La Rochelle  .
 Nombre d' entre vous m 'ont dit combien la ville était belle . 
 Regardez la bien : Elle tire son charme, son bien vivre  de  l'harmonieux ensemble que constituent ses rempart et  la mer,
 Et voilà ce que nous devons être....
Nous devons être et la digue et la vague, nous devons être  la digue qui protège, qui résiste aux modes et aux mauvaises humeurs du temps ; et la vague, qui sans cesse réinvente un nouveau paysage et dessine un nouvel avenir, Nous devons être a la fois le possible et le désirable, Ce fût la conclusion d 'un de nos ateliers .
 Ce sera sans doute , de retour dans nos section le sujet de nombre de nos débats . 
  je voudrais pour conclure saluer nos 600 MJS présents ici à La ROCHELLE et dont j' ai pu mesurer à leur mine ce matin combien la MJS party d 'hier avait été couronnée de succès, mais surtout  remercier nos merveilleux militants de la Charente-Maritime et de la section de La Rochelle qui cette année encore ont accompli,  eux, l ' impossible pour vous réserver le meilleur accueil dans  notre  cité .

 Je voudrais saluer leur engagement et leur fidélité, sous l ' autorité toujours bienveillante
d 'Olivier Falorni, ils prennent chaque année  avec les permanents de Solferino une très large part dans notre réussite!

Et puisque nous savons que c'est la dernière fois que François s'exprimera en tant que premier secrétaire au sein de notre université d'été, je veux le remercier pour ces années passées ici à LA ROCHELLE dans la confiance et l' opiniâtreté .
 
Mes chers camarades , je souhaite BON VENT à chacun d' entre vous ,à chacun d' entre nous, à notre Parti , et au travail ambitieux que nous entamons  ensemble  aujourd'hui !
Par fede ps - Publié dans : Le pack militant
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /2007 19:10

 

CLARTE ET RESPECT

 Discours d’OLIVIER FALORNI

 

Premier secrétaire de la fédération de la Charente-Maritime

  Séance de clôture de l’Université d’été 2007 du Parti socialiste

  Mes cher(e)s camarades, mes cher(e)s ami(e)s,

  

A chaque Université d’été, on a l’habitude de dire que tout se termine par notre traditionnelle rencontre du dimanche.

 

Pourtant, ce matin,  en vous voyant, si nombreux, rassemblés dans la même détermination, unis dans la même espérance, j’ai la sensation profonde qu’en fait, tout commence vraiment ce matin, à La Rochelle, sur le chemin du renouveau et de la reconquête.

 

Je veux profiter de ces quelques instants, avant toute chose, pour vous dire combien les militantes et les militants de la Charente-Maritime ont été heureux de vous accueillir durant ce week-end (je l’espère le mieux possible) pour partager ce moment privilégié de réflexion, d’échange et de convivialité.

 

Et je tiens particulièrement à vous saluer, vous les militants, que vous soyez anciens ou nouveaux, vous qui avez tant donné, durant toutes ces belles campagnes du printemps, avec un enthousiasme et une ferveur que nous avions rarement connus.

 

Merci à vous de prendre parti, en militant dans le nôtre.

 

Et merci surtout de ne pas prendre votre parti de l’injustice et de l’illusion que sème au vent chaque jour le pouvoir en place.

 

Je veux adresser également tous mes remerciements à l’ensemble des camarades (permanents et bénévoles) qui ont participé à l’organisation et qui, par leur gentillesse et leur dévouement, ont contribué largement au succès de nos travaux.

 

Et je veux saluer tout particulièrement Jean-Christophe Cambadélis, le président de notre Université d’été, et les membres du secteur formation qui ont énormément travaillé pour préparer tous les ateliers qui ont eu lieu ce week-end.

 

Merci à mon complice et ami, Maxime Bono, le Député-Maire de La Rochelle, avec qui j’ai partagé depuis quelques jours, à la fois les mêmes préoccupations et les mêmes satisfactions.

 

Merci à Claudy Lebreton et à nos amis de la FNESER.

 

Merci à Razzye Hammadi et à nos camarades du MJS, qui ont travaillé, je le sais, pendant l’été, sur la rénovation de nos idées.

 

Merci à vous, d’avoir ouvert avec nous ce nécessaire droit d’inventaire et cet impérieux devoir d’inventer. Car c’est tout de même plus enrichissant, intellectuellement parlant, que de distribuer des frisbees de l’UMP sur quelques plages, frisbees qui risquent bien de se transformer rapidement en boomerangs du service après vote.

 

Je veux enfin, et surtout, remercier notre premier secrétaire, François Hollande, à qui je veux redire personnellement toute mon estime et toute mon amitié.

 

Merci François pour ta confiance renouvelée à notre fédération.

 

Merci pour ton dévouement au service de notre mouvement et de ses militants.

Et merci de nous avoir à nouveau donné la parole.

 

En effet, cette quinzième Université d’été de La Rochelle, tu l’as voulue, tu l’as maintenue et tu n’as pas eu tort, car oui François, ce sont les présents qui ont vraiment eu raison.

 

Cette Université d’été, elle a été utile, elle a été constructive, elle a été celle du travail et des retrouvailles, car elle a d’abord été la nôtre : l’Université d’été des militants du Parti Socialiste.

 

Ainsi, pendant trois jours, dans chacun de nos ateliers, nous avons posé un diagnostic sur notre pays, sur notre société.

 

Nous avons ausculté la gauche d’aujourd’hui, pour construire celle de demain.

 

Et je veux, à cet instant, saluer les délégations charentaises maritimes du Parti Communiste, des Verts et du Parti Radical de Gauche, qui ont répondu ce matin à notre invitation.

 

Votre présence symbolise à elle seule, la relation de qualité que nous avons su établir entre nous pour œuvrer, je l’espère bientôt, au rassemblement de toutes les forces de progrès.

 

Poser un diagnostic, c’est toujours une exigence de lucidité. Et cela implique par-dessus tout un devoir de vérité.

 

Alors, ce matin, je vais tenter d’y apporter ma part, de vous dire simplement et sincèrement, mes quatre vérités.

 

La première de ces vérités, c’est que le pouvoir en place ne joue pas franc jeu. Car il n’y a pas qu’en matière de santé que leur franchise n’est pas honnête.

 

Depuis plus de 100 jours en effet, c’est bien le marketing qui tient lieu de politique du côté de l’Elysée.

 

Une politique où le faire savoir prime toujours sur le savoir-faire, où l’avalanche de communication tente de dissimuler en permanence l’absence de transparence.

 

C’est désormais le règne assumé de la grande esbroufe, le règne sacré de la forme qui empêche le fond de remonter à la surface.

 

Le règne imposé de l’image qui veut faire faire oublier le son.

 

Le règne de l’image présidentielle servie sur tous les plateaux et à toutes les sauces.

 

Le règne d’une image présidentielle que l’on va jusqu’à corriger quand elle déborde, car il ne saurait y avoir, je vous l’assure mes camarades, un président aussi actif avec le moindre bourrelet de sauvetage.

 

Oui, c’est bien d’une politique en trompe-l’œil dont il s’agit, à l’image de cette ouverture en toc, où l’on troque, sans pudeur, des convictions décidemment bien fragiles, pour quelques portefeuilles qui se trouvaient dans la poche de droite.

 

C’est aussi le règne d’une politique étrangère bien étrange, car totalement opaque.

 

A l’image de cette affaire des infirmières Bulgares, dans laquelle l’épouse du chef de l’Etat, brutalement bombardée reine du Quai d’Orsay, sembla confondre diplomatie et télé-réalité, négociant d’abord avec Kadhafi, un accord secret sans doute lourd de conséquences, puis brandissant aussitôt le totem de l’immunité, afin de ne pas avoir à rendre de comptes devant les représentants du peuple français.

 

Nos concitoyens doivent connaître la vérité sur cette affaire, comme d’ailleurs plus largement sur la véritable situation économique et sociale de notre pays.

 

Pendant la campagne, le candidat de l’UMP a, en effet, promis sans compter. C’était à l’époque, Sarkopperfield, le magicien des chiffres.

 

Mais le magicien n’est en fait qu’un illusionniste et il commence à perdre une bonne part de son taux de crédit et beaucoup d’intérêts pour ceux qui avaient emprunté sur la foi de ses belles promesses.

 

Oui, 100 jours ont passé et 100 jours, visiblement l’histoire se répète parfois, c’est effectivement en France le temps qu’il faut à l’illusion pour s’envoler définitivement.

 

On nous disait « c’est  l’Etat de grâce », je vous le dis, en fait, ce ne sera au final que  l’été de grâce.

 

La deuxième de mes vérités, c’est qu’avec Sarkozy, la France ne va pas mieux, bien au contraire et son image dans le monde commence à se dégrader.

 

« Tout va très bien madame la marquise » est l’air à la mode dans tous les palais de la République. Et pourtant, c’est bien un tout autre refrain qui pourrait résumer la santé de notre pays : car aujourd’hui la France a la dette qui se dilate, l’emploi qui se rétracte et la croissance qui se contracte.

 

Et croyez-moi mes camarades, ce mal de dette est hélas bien plus réel que n’importe quelle angine blanche.

 

Du bouclier fiscal protégeant les plus privilégiés à la future TVA anti-sociale frappant les plus faibles, c’est bien d’une politique tout aussi injuste qu’inefficace dont il s’agit.

 

Cette politique où on donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup et où on ne donne rien à ceux qui n’ont rien.

 

Une politique qui fait le bonheur de la rente mais qui fait le malheur du pouvoir d’achat, car ce sont les petits et pas les prix qu’écrase en fait Nicolas Sarkozy.

 

Une politique où on tente parfois même de cacher la misère comme on tente de chasser les rats, à coup de répulsif chimique.

 

Oui mes amis, après le temps du choc fiscal c’est désormais le temps de la douloureuse sociale.

 

Quant à l’image de la France dans le monde, elle en a pris un sacré coup, avec les dernières sorties de notre Président de la République.

 

En Europe tout d’abord, où nos partenaires de l’Union commencent à s’agacer de notre Sarkozy national, de ce drôle d’oiseau présidentiel qui s’installe dans le nid des autres et récupère à son profit personnel tout le travail collectif, en fait ils commencent à en avoir assez de ce petit coucou français qui se prend pour un aigle impérial.

 

Sarkozy agace l’Europe mais il inquiète aussi le monde arabe, car pendant que le nouveau premier ministre britannique, Gordon Brown, affirmait avec clarté sa volonté de ne plus être « le caniche » de Washington, Nicolas Sarkozy se précipitait comme un toutou pour dévorer quelques hot dogs chez le président américain.

 

Un sage toutou dépassant désormais le maître, prêt à bombarder l’Iran avec l’arme atomique et développant une conception particulièrement dangereuse du monde, celle d’un choc des civilisations entre l’Islam et l’occident.

 

Enfin Sarkozy consterne l’Afrique, car lui qui se vante en France de manier si bien le karcher et le charter, et bien, il est venu donner la leçon à nos amis africains dans un discours à Dakar qui fleurait mauvais le colonialisme des années 30, une sorte de version moins sympathique des aventures de Tintin au Congo.

 

Et pour tous ceux qui attendaient la rupture promise avec la politique traditionnelle et paternaliste de la France en Afrique, ils eurent dès le lendemain, avec la visite chez le président à vie Omar Bongo, la plus cinglante des réponses : pour la rupture, ce sera vraiment tintin !

 

La troisième vérité, mes camarades, c’est que face à cette droite qui cogne, la France a besoin d’une bonne gauche.

 

Une gauche forte, solide sur ses valeurs et percutante sur ses propositions.

Et pour cela, il nous faudra rénover notre maison commune, mais rénover dans la clarté et dans le respect.

 

Oui, la rénovation doit d’abord aboutir à la clarté de nos choix sur des questions aussi essentielles que le travail, le marché, la solidarité, la sécurité, la nation ou la mondialisation.

 

Mais tout ce travail de clarification n’aura de sens et ne sera crédible, aux yeux des Français, que s’il s’accompagne d’un changement de comportement dans notre parti.

 

C’est là ma quatrième et dernière vérité.

Il faut engager un véritable changement d’état d’esprit, conciliant la liberté de parole mais aussi, et surtout, le respect de nos règles internes.

 

Il y en a assez de tous ceux qui se lavent les mains du vote des militants pour ensuite mieux salir les décisions du parti.

 

Il y en a assez de tout ce fiel littéraire qui ne fait que le miel de notre adversaire.

 

Il y en a assez de ce tout à l’égo permanent qui pollue sans arrêt notre vie collective.

 

Il y en a assez de ce livre de la jungle désolant, hélas ouvert devant nos concitoyens, et dans lequel trépignent et se piétinent vieux éléphants et jeunes lionceaux.

 

Alors mes amis, oublions au moins pour un temps notre ménagerie et activons pour longtemps nos méninges !

 

Rassemblons-nous car oui, être ensemble a un sens, rassemblons-nous à partir de nos valeurs qui n’ont rien perdu de leur actualité, mais avec des idées nouvelles pour bâtir le socialisme du 21ème siècle.

 

C’est comme cela, mes camarades, que nous pourrons faire gagner l’espérance.

                        OLIVIER FALORNI

 

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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /2007 20:01
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 14:11

Invité sur nouvelobs.com, le député PS s'est exprimé sur le prochain congrès du PS et sur l'avenir de la gauche.

Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli était l'invité des forums de nouvelobs.com le mercredi 12 septembre. Dans ses réponses aux internautes, il a annoncé qu'"il y aura une motion NPS" (Nouveau parti socialiste) au prochain congrès du PS, prévu à l'automne 2008. Il s'est également prononcé pour "un grand parti de gauche".

Y aura-t-il une motion NPS pour le prochain congrès du Parti socialiste ?

"Il ne faut renoncer à rien. (…) Il y aura une motion NPS à laquelle, je l’espère, beaucoup d’autres viendront se joindre. Nous sommes prêts à toutes les ouvertures, à la condition qu’elles n’impliquent pas une capitulation sur les valeurs constitutives de la gauche."
"NPS tiendra son université de rentrée les 12, 13 et 14 octobre à Labège, en Haute-Garonne. Nous débattrons et nous exprimerons à cette occasion. Mais il est clair que notre mouvance de pensée ne se laissera pas emporter par l’extraordinaire offensive idéologique déclenchée contre la gauche, ses objectifs et ses valeurs."

Peut-il y avoir un accord NPS-fabiusiens sur une motion ?
"Sans doute. Nous y travaillerons."

Faut-il créer un parti à la gauche du PS ?
"La démocratie est un moteur à deux pistons qui implique une majorité, et une opposition. Le clivage entre progressistes et conservateurs est inhérent à la réalité et à la psychologie humaine. Vouloir dépasser ce clivage, c’est s’engager dans une voie sans issue. C’est, de fait, nier la dimension politique et s’en remettre à "l’ordre naturel des choses", qui est d’essence profondément conservateur. Oui à un grand parti de gauche, non aux combinaisons politiquement asexuées !"

Une alliance PS-Modem ?
"Je ne suis pas partisan d’une alliance avec le centre droit : ça ne sera une découverte pour personne. J’ajoute qu’à ma connaissance, le Modem ne le souhaite pas non plus, ce qui devrait mettre un terme aux cafouillages permanents sur le sujet."

Sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal
"Nous avons connu, pendant cette campagne, beaucoup d’incohérences et d’improvisations, et je constate que ça ne s’est malheureusement pas arrêté le 6 mai. Mais la France de gauche, qui n’a pas disparu pour autant, nous commande de regarder devant plutôt que derrière."

Sur les livres de socialistes anti-Ségolène Royal
"C’est effectivement minable. Ca rapportera peut être de l’argent à leurs auteurs, mais sûrement pas de la considération."

Du socialisme au social-libéralisme ?
"A mes yeux, "social-libéral" veut dire "libéral" à préoccupation sociale. Ca ne me satisfait pas, parce que, par-delà les intentions, il y a la logique des systèmes. Je reste socialiste et ne me sens absolument pas social-libéral."

Le PS doit-il se débarrasser des "oripeaux marxistes" ?
"Les "oripeaux marxistes" font partie d’une fantasmagorie qui n’a jamais été la mienne. De quoi s’agit-il exactement ? Du code du travail ? Des systèmes de protection collectifs ? De l’éducation nationale ? (…) Si la gauche réfléchissait plutôt que répéter les arguments de propagande d’une droite décomplexée, qui n’hésite pas à brandir, elle, les oripeaux d’un libéralisme économique à la mode au XIX siècle, on progresserait !"

Sur la dépénalisation du droit des affaires, proposée par Sarkozy
"Tolérance zéro" d’un côté, et libération de la délinquance en col blanc de l’autre, c’est tout Sarkozy ! Et le rêve éveillé du MEDEF. Il est évident que la dépénalisation du droit des affaires transformerait rapidement notre pays en république bananière."


 
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