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Réunion fédérale de présentation des motions
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De retour de Martinique et de Guadeloupe, Ségolène Royal a présidé lundi la première commission permanente de l'année 2007 de la région Poitou-Charentes.
"Je ne regarde pas les sondages parce qu'ils bougent beaucoup. Il faut tenir la distance, les étapes et le rythme d'une campagne. Je continue à travailler sereinement" a déclaré Ségolène.
Elle a ajouté : "Je ne veux pas connaître à nouveau 2002, c'est-à-dire le désamour à l'égard des politiques, le doute sur la crédibilité de leur action, l'abstention, et donc je veux construire des fondations solides au projet présidentiel".
Au sujet de son programme, Ségolène Royal a précisé qu'elle avait "déjà fait beaucoup de propositions. Beaucoup plus que certains autres candidats", a-t-elle dit. "Je travaille, et le moment venu, il y aura le fruit du travail, qui ne sera pas seulement le mien, mais le fruit du travail des Français qui viennent dans les réunions participatives".
Ségolène Royal n'a pas tenu à commenter le niveau des débats actuels. "Je fais campagne, je ne la commente pas", a-t-elle simplement déclaré avant de conclure: "Je sais que ce n'est pas facile de voir que la politique change, mais c'est indispensable, car il y a une crise démocratique, une colère qui monte contre des problèmes qui ne sont pas réglés".
D'après l'AP
RETROUVEZ L'INTEGRALITE DU PREAMBULE DE CLAUDE OLIVIER STERN lors du forum participatif sur la CULTURE
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Du mécénat d'ancien régime au ministère des Affaires culturelles créé en 1959 par la Vè République, l'intervention de l'État dans le domaine de l'art et de la culture a toujours été très forte en France. Après l'action de la direction générale des Beaux-arts de la 3ème République, l'introduction de l'éducation culturelle et artistique durant le Front Populaire, les débuts de la décentralisation théâtrale sous la 4ème République, cette intervention s'est effectuée, dans la seconde moitié du xxème siècle, au travers de politiques culturelles diverses.
Le champ d'action, les objectifs, les moyens et les méthodes ont beaucoup varié. Cependant, les dernières décennies ont permis de préciser un champ d'action spécifique dont les contours, délimités par les attributions des différents départements d'intervention du ministère, conduisent à une définition politico-administrative assez précise du domaine artistique et culturel qui recouvre aujourd'hui:
L'architecture, l'urbanisme et l'environnement, l'archéologie, les archives, les arts plastiques et la photographie, le cinéma, les arts numériques et le multimédia, la langue française et les langues régionales, le livre et la lecture, les musées, le patrimoine, le spectacle vivant (théâtre, musique, danse, cirque, marionnettes, arts de la rue, ... ).
Après deux journées passées à sillonner la Martinique et la Guadeloupe, Ségolène Royal a conclu dimanche sa tournée antillaise par un bain de foule électoral dans la plus ancienne commune de l'île de Basse-Terre.
"Je ne veux pas faire un discours plus long pour garder du temps pour vous parler, pour vous toucher, pour vous écouter et pour repartir toute regonflée", a déclaré Ségolène sur une petite estrade dressée sous les manguiers de Vieux-Habitants, à 7.000 kilomètres des turbulences parisiennes.
Dans sa brève allocution, elle a rendu hommage à deux sportifs français originaires de la Guadeloupe, Lilian Thuram et Marie-Jo Pérec.
"Ils sont à l'image du peuple guadeloupéen et du peuple français dans son entier avec ses qualités de travail d'endurance, de confiance de gaieté, de victoire arrachée par la confiance, par l'entraînement aussi", a-t-elle expliqué.
Elle a ensuite pendant dix minutes fendu la foule massée sur la petite place, serrant des mains, embrassant les enfants et récoltant des mots d'encouragement.
"On croit en vous", lance une jeune femme. "Battez vous!", lui intime un homme.
"Toute réunion publique populaire est regonflante. C'est le coeur, c'est le centre même de la démocratie", a-t-elle confié aux journalistes qui l'interrogeaient sur cette nouvelle habitude d'aller au contact physique de ses partisans, prise pendant ces trois jours aux Antilles.
"La ferveur est là, les gens viennent là, ils ont envie que je sois à leur contact et pas séparée d'eux par un cordon de caméras et de photographes", a expliqué la première femme à avoir une véritable chance d'accéder à l'Elysée.
"LES FONDATIONS DE LA MAISON FRANCE"
Au milieu de dizaine de Guadeloupéens ravis de l'approcher, elle a de nouveau défendu sa méthode de campagne participative, qui suscite des interrogations au Parti socialiste.
La présidente de Poitou-Charentes entend lutter contre la "dislocation" du lien entre électeurs et classe politique "pour rebâtir de façon extrêmement solide la maison France".
En écoutant les Français, "je construis aujourd'hui les fondations de la maison France", a-t-elle expliqué.
Extrait infos REUTERS
Pendant quatre jours, Ségolène Royal a multiplié en Martinique et en Guadeloupe les propositions.
Elle s'est longuement attardée sur les questions de logement. "La droite a réduit depuis cinq ans les crédits au logement social.
C'est une aberration, c'est une mauvaise action", a-t-elle estimé. "Il y a aujourd'hui 20.000 foyers en Guadeloupe qui sont condamnés à des logements insalubres".
"Je m'engage à cesser d'utiliser les crédits du logement outre-mer pour boucler des problèmes de trésorerie d'un Etat mal géré".
Elle a expliqué que "c'est la gauche qui en 1981 a réalisé l'égalité des droits sociaux pour l'Outre-Mer que la droite avait toujours refusée (...) La gauche qui a eu le courage de décentraliser malgré une opposition de la droite, le courage de définir des règles démocratiques qui permettent au peuple guadeloupéen de décider de ses institutions", a-t-elle martelé. "Moi je ne mélange pas!"
Elle a appelé les électeurs à se mobiliser... En Guadeloupe comme en Martinique, les îles ont été marquées par une abstention record en 2002. Les modalités du scrutin présidentiel dans les DOM-TOM ont été modifiées cette année. Les électeurs antillais ne voteront pas le même jour que la métropole mais avec 24 heures d'avance, ce qui vise à éviter une désaffection des urnes, les résultats étant déjà connus du fait du décalage horaire.
Ségolène Royal s’est élevée samedi contre la "politique de brutalité et de désintérêt" de la droite à l’égard des DOM-TOM, lors d’une étape mouvementée de sa tournée antillaise à Pointe-à-Pitre.

En effet dans les rues aux balcons ouvragés de la ville, la candidate socialiste à la présidentielle n’a pas pu terminer sa visite à pieds devant l’affluence.
Devant des centaines de personnes réunies sur la place de l’Hôtel-de-Ville, comme elle l’avait fait en Martinique la veille, Ségolène Royal a rendu hommage à l’identité et à la diversité antillaises.
LES DOM ONT PAYE "L’IMPOT DU SANG"
"Je veux affirmer ici (…) que les Outre-Mers ne sont pas des périphéries, mais au contraire au centre d’une question majeure pour la France: s’accepter riche et fière de sa diversité", a déclaré celle qui s’est présentée vendredi comme la future présidente d’une "France métissée".
"La Guadeloupe et la Martinique ont été actrices de l’histoire de France parfois depuis plus longtemps que certaines régions de métropole, y compris en payant l’impôt du sang", a-t-elle rappelé, promettant aux Guadeloupéens une politique ultra-marine élaborée en concertation avec les populations des DOM-TOM.
"Je sais (…) l’abandon budgétaire dont vous souffrez, le chômage, l’Etat qui n’acquitte pas ses dettes. C’est pour cela que l’alternance est nécessaire pour mettre fin à une droite faite de brutalité, de désintérêt à l’égard des territoires qui en ont le plus besoin".
Comme à Fort-de-France, son programme mentionnait une visite à pied des rues commerçantes et du marché aux épices, un parcours finalement écourté, sous l’oeil d’un important cordon de sécurité.
L’impétrante a tenté de se déplacer au coeur d’un essaim de journalistes, de militants et de curieux, séparés d’elle tant bien que mal par une corde blanche tendue par le service d’ordre.
A l’entrée du marché couvert, une vieille dame en tenue traditionnelle - robe blanche brodée et coiffe multicolore - lui a offert une bouteille de rhum pour lui "porter chance".
Quelques mètres plus loin, bloquée par la foule, elle a pu entendre jouer un orchestre de "gwo ka", la musique traditionnelle de Guadeloupe. Son leader a ensuite poursuivi la délégation une boîte à chaussures à la main pour récupérer quelques pièces de monnaie: la quête a été finalement organisée par la candidate elle-même parmi ses proches.
Avant son départ pour la Guadeloupe, la candidate du PS a rencontré le président de la région Martinique, le leader indépendantiste Alfred Marie-Jeanne.

