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Réunion fédérale de présentation des motions
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Il faut rompre avec la politique du «toujours plus d'enfermement» qui veut nous faire croire que «plus de prisons c’est plus de sécurité», alors que cette politique a manifestement échoué dans la lutte contre la montée des violences. Les nombreux rapports sur les prisons et le fonctionnement du système pénitentiaire insistent sur les conséquences désastreuses de la situation dans les prisons pour les détenus comme pour les personnels qui y travaillent. Ils sont parfois entendus, mais ils sont rarement suivis d'effet.Les conséquences des actes délictueux et surtout criminels sont, pour les personnes qui en sont victimes, douloureux et parfois irréparables. L'Etat doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider et accompagner les personnes auxquelles un tort a été fait. Mais il ne doit pas céder à une logique de vengeance: les souffrances et la perte de leur dignité infligées aux condamnés ne peuvent en aucun cas compenser la douleur des victimes.
Nous avons trop longtemps laissé dériver nos prisons d'une manière inhumaine et irresponsable. Il faut, pour renverser cette tendance, une réforme fondamentale. C’est pour cela que je veux, rapidement, faire adopter une loi pénitentiaire qui rappellera que la privation de liberté est une sanction grave, lourde de conséquences pour celui qui la subit et pour sa famille, qui doit donc être prononcée avec mesure.
Au travers des dix engagements qu'ils soumettent aux candidats à l'élection présidentielle, les Etats généraux de la condition pénitentiaire posent, à mes yeux, les bases d'une telle réforme.
D'abord, il y a en prison des personnes qui n'ont rien à y faire et qui doivent être sanctionnées autrement ou orientées vers d'autres institutions. Les études montrent que les auteurs de petits délits récidivent moins s'ils sont soumis à une peine alternative comme le travail d'intérêt général. La politique pénale doit, autant que possible, développer ces modes de sanction. Les condamnés âgés, malades, lourdement handicapés ou en fin de vie et ceux qui souffrent de graves troubles psychiatriques doivent relever de structures de soins adaptées.
Il faut également, en retenant les leçons d'Outreau, restreindre le recours à la détention provisoire qui fait de la France le champion européen en la matière, en limitant cette mesure aux personnes soupçonnées des infractions les plus graves, et en encadrant strictement les durées d'enfermement des personnes en attente de jugement.
Ensuite la prison ne saurait demeurer le lieu de l'arbitraire. La loi pénitentiaire reconnaîtra aux personnes détenues, à l'exception de la liberté d'aller et de venir et des droits qu'une décision de justice leur aurait retirés, l'intégralité des droits de l'homme et du citoyen. Seule une prison respectueuse des droits de l'homme permettra d'aider les délinquants à retrouver le chemin du respect des lois et des règles de la vie en société.
La loi doit définir précisément les conditions dans lesquelles des sanctions disciplinaires sont prises et soumettre ces décisions au contrôle de la justice. La loi doit faire en sorte que les services publics s'exercent en prison, comme à l'extérieur, et que les droits à la santé, à la formation, au travail, au maintien des liens familiaux, soient reconnus. Elle doit faire de la prison un temps utile pour le détenu et la société, en préparant les détenus à leur sortie avec la mise en place d'actions de formation et d'aide à la recherche d'emploi.
Il est démontré que rendre à la société des personnes sans logement, sans projet professionnel, ayant perdu tout lien familial ne peut que favoriser la récidive. A l'inverse, l'aménagement systématique de la peine, qui permet, de manière encadrée et contrôlée, de distinguer, dans le temps de la sanction, un temps d'incarcération et un temps d'accompagnement dans le monde libre est la clef de la réinsertion des personnes détenues. Il faut faire en sorte que les durées de détention ne rendent pas impossible toute perspective de réinsertion.
Cette politique suppose que la mission des surveillants, qui sont, ne l'oublions pas, des fonctionnaires de justice, soit mieux considérée, afin que ces personnels soient pleinement associés à ce processus de réinsertion.
La loi pénitentiaire doit également créer un organe de contrôle, spécifique et indépendant, afin de garantir son application effective.
Le système pénitentiaire fonctionne aujourd'hui dans une contradiction permanente: à l'écart des règles et exigences de la société libre, il est supposé permettre aux personnes détenues de retrouver le chemin d'une vie responsable et respectueuse du droit.
Les réformes de nos prisons, proposées par les Etats généraux de la condition pénitentiaire, visent à sortir de cette contradiction, pour que nos sanctions pénales aient un sens pour ceux qui sont condamnés, pour ceux qui ont en charge de les exécuter et pour la société toute entière. C'est pourquoi je m'engage, si je suis élue, à les mettre en œuvre.
"Désormais, la droite est sur le pied de guerre et on doit s’attendre à une campagne dure et sans vergogne, qui sollicitera une forte mobilisation et une grande cohérence à gauche", juge-t-il.
"Après avoir fondé son ascension sur la division des gouvernements auxquels il a appartenu, Nicolas Sarkozy s’est positionné, une fois encore, sur une ligne d’exacerbation des préjugés et des exaspérations sociales entre Français" a t-il ajouté. "En cela, il se situe aux antipodes de la cohésion sociale et de la mobilisation nationale de Ségolène Royal".
"Au plan européen, son approche jongle avec les contradictions quand il prétend vouloir une Europe forte mais à ce point subsidiaire qu’elle n’imposerait rien à ses Etats membres", souligne-t-il enfin. "Dans ce domaine, il joue essentiellement de la corde sensible de la turcophobie la plus sommaire et la plus dangereuse.
"Ce discours rétrograde d’une droite qui n’a rien compris de ses échecs et qui refuse d’en tirer les bilans ressemble étrangement à ceux qu’on a déjà entendus, pour les plus anciens, il y a vingt ans, et ne peut conduire qu’à des divisions et des tensions pour les Français".
Autre commentaire, celui de Julien Dray : "on est très loin de la France rassemblée qui se remet en marche".
Et pour finir, Arnaud Montebourg : "Nicolas Sarkozy est un metteur en scène hors norme de lui-même et de sa prise de pouvoir, mais qui trompe-t-il?" M. Sarkozy "prétend maintenant défendre les travailleurs, mais il se fait applaudir par l’université d’été du Medef avec les embrassades de la présidente Parisot; il ose féliciter Jacques Chirac pour son veto contre les Etats-Unis dans la guerre en Irak, mais il est allé dire le contraire à George W. Bush en critiquant devant ce dernier l’arrogance francaise". "Il ose citer Jean Jaurès mais il se prépare à attaquer le droit constitutionnel de faire grève". "Il faut donc poser la question: à qui ment-il ?".

"C’est un homme qui est au pouvoir depuis pratiquement cinq ans, et pas un mot sur le bilan (…) Je pense que c’est un des sujets sur lequel il faudra quand même revenir durant la campagne". DSK, interrogé lors du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI", y a vu "une sorte d’évitement qui est surprenant", se disant au passage frappé de voir que le congrès de l’UMP ait été "plus une célébration qu’une désignation". Il a accusé Nicolas Sarkozy de brouiller les cartes "en essayant d’apparaître comme un candidat nouveau".
Il s’est dit confiant dans la capacité de la gauche de l’emporter à l’élection présidentielle en mai "à condition qu’elle soit capable de mettre le doigt sur les vraies questions (qui) sont économiques et sociales".
D'après infos Reuters

"Je suis au côté de cette France qui réussit parce qu’elle est intelligente et va de l’avant", a déclaré Ségolène. Interrogée sur le sens de cette journée très champêtre, en contraste avec les dizaines de milliers de personnes attendues pour l’intronisation de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a répondu : "ce n’est peut-être pas moi qui ait le sens des contrastes".
"Je laisse à chacun ses libres choix. Je ne fais pas de comparaison", a-t-elle ajouté. "Je suis dans la fidélité, dans la continuité de mon travail (…) de ce qui est exemplaire de la façon dont la France peut se redresser à partir de l’intelligence des territoires et notamment des territoires ruraux", a-t-elle encore déclaré.
Ensuite, elle est partie pour Melle (Deux-Sèvres), sa circonscription, son fief où elle a pris un café dans un établissement du centre de la commune en compagnie de journalistes.

"Je suis dans cette France +respirante+, qui redonne des forces parce qu’elle est authentique et en même temps tournée vers l’avenir".
Ségolène a rappelé qu’elle "voulait que le débat politique reste digne".
"Il ne faut pas gadgétiser une échéance électorale importante. Car c’est l’avenir de la France qui se joue", a-t-elle estimé.
Source MELLE (AFP)

Spécialiste budgétaire, il avait annoncé la couleur à la mi-décembre en indiquant que le Parti socialiste reviendrait "sur toutes les baisses d’impôt sur le revenu qui ont été accordées sur les tranches supérieures du barème" depuis 2002, s’il arrive au pouvoir en 2007.
"Si nous avons la confiance des Français, nous remettrons en cause les baisses d’impôt sur le revenu et sur les grandes fortunes qui ont été accordées aux plus privilégiés", a-t-il précisé.
Jeudi, dans Le Parisien, il a indiqué qu’il visait les "contribuables qui sont dans les deux plus hautes tranches de l’impôt sur le revenu" et qu’il s’agissait "d’une remise en cause des baisses d’impôts sur les plus hauts revenus proposées par la réforme Villepin pour 2007".
"Cela ne concerne que les contribuables qui ont un salaire de plus de 4.000 euros net, soit 5.000 euros brut", a-t-il déclaré. Selon lui, "200.000 contribuables sont concernés".
Au PS, on indique que François Hollande ne fait que répéter ce qui est dans le projet socialiste et que "la droite est particulièrement mal venue pour défendre les classes moyennes".
Eric Besson rappelle lui que "5% des ménages disposent à eux seuls d’un revenu supérieur à 8.000 euros nets par mois" et que "80% des salariés gagnent moins de 2.000 euros par mois". Et il souligne que "la droite a baissé considérablement les impôts acquittés par les 10% les plus aisés qui ont capté 70% des baisses de l’impôt sur le revenu".
"Nous avions dit que nous reviendrions là-dessus", rappelle-t-il. "Ségolène Royal, le moment venu, précisera l’endroit où elle met le curseur".
Ségolène Royal a chargé trois parlementaires, dont Dominique Strauss-Kahn, de plancher sur cette question.
D'après une source AFP (Eric BASSI)
