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LA CULTURE EMANCIPATRICE
La Culture : Comme l’éducation et la santé, la culture joue un rôle central dans notre société. Elle est un outil privilégié d’émancipation et de rassemblement.
· Nous veillerons à ce que le financement de la création soit préservé et adapté au numérique et à l’Internet. Les auteurs et les créateurs doivent être rémunérés pour leur travail. De nouvelles sources de financement seront recherchées en mettant à contribution les principaux bénéficiaires de la création (Fournisseurs d’accès Internet, opérateurs de téléphonie, fabricants de logiciels et de matériels).
· Nous veillerons au renforcement des moyens budgétaires afin qu’ils retrouvent les plus hauts niveaux connus sous la gauche depuis 1981. · Nous favoriserons et développerons l’emploi culturel, car c’est en investissant dans l’immatériel, l’innovation et la création que nous créerons les emplois de demain dans un secteur où se dérouleront les grandes batailles politiques et économiques à venir. · Nous consoliderons le régime des intermittents du spectacle au sein du régime général d’assurance-chômage et établirons une loi de programme sur le spectacle vivant. · Nous favoriserons l’accès de tous à la culture, notamment par les réseaux numérique, par une présence de médiathèques sur l ‘ensemble du territoire, en priorité les zones les moins favorisées. Nous relancerons l’éducation artistique à l’école, du primaire à l’université. · Nous renforcerons les mouvements d’éducation populaire. · La multiplication des chaînes de télévision, l’émergence d’une société de l’image ont un impact grandissant sur les citoyens, particulièrement les plus jeunes. Il faut donc construire une véritable éducation à l’image, dispensée dans le cadre scolaire, permettant de construire un esprit critique face à l’image. · Nous assurerons un soutien financier aux projets culturels émergents dans les environnements urbains les moins favorisés (microcredits) ainsi qu’aux lieux de proximité. La capacité d’accueillir des cultures qui reflètent la diversité des origines au sein de la société française, est un enjeu majeur de cohésion sociale. · Nous reconnaîtrons les identités culturelles régionales, comme prévu par la Chartre du Conseil de l’Europe sur les langues régionales. Nous proposerons une politique culturelle européenne qui puisse bénéficier, sur cinq ans, d’un pourcentage significatif du budget de l’Union Européenne. · Nous relancerons la politique culturelle scientifique et technique de la France, au niveau international.
Les médias : · Nous favoriserons un audiovisuel public fort pour une télévision de qualité où le pluralisme de l’information sera restauré. Ce qui suppose une redéfinition du cahier des charges et des contrats d’objectifs et de moyens des chaînes publiques. Il faudra veiller à ce que les ressources propres de la télévision publique soient placées à un niveau suffisant pour leur permettre de répondre à ces missions.
Nous instaurerons une taxation de recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l’audiovisuel public. · Nous réformerons le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour renforcer son indépendance et son pouvoir de régulation des médias et des nouveaux supports. Les membres de cette instance seront désignés par la représentation nationale à une majorité des 2/3. · Nous proposerons une loi pour limiter les concentrations horizontales et verticales dans le domaine de la presse, des médias et des industries culturelles, une refonte des aides publiques à la presse, la mise en place d’une chaîne publique d’information, le développement du soutien aux télévisions citoyennes de proximité, et la création de plateformes numériques publiques pour une offre en ligne attractive et de qualité. Nous créerons une société nationale des journalistes qui veillera au respect de l’indépendance des journalistes. · Nous soutiendrons la production indépendante dans l’audiovisuel, le cinéma, la musique.
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Trois milliards d’êtres humains, soit la moitié de la population du globe, vivent aujourd’hui avec moins de deux dollars par jour. Ils seront probablement quatre milliards en 2020 car plus de 95 % de l’accroissement démographique à venir se fera dans les pays en développement.
La lutte contre ces inégalités est une nécessité politique : la solidarité le commande, mais aussi l’intérêt, l’accroissement des inégalités nourrissant l’immigration et les frustrations. Ces inégalités reflètent un ensemble complexe de problèmes posés aux pays en développement, problèmes qui vont du plus global (le gaspillage des ressources par les pays développés, la lutte contre les grandes endémies…) au plus local (la formation, l’éducation, notamment des filles…), du plus ancien (le maintien de la paix, la lutte contre la corruption…) au plus moderne (la fracture numérique entre le Nord et le Sud, la protection de la propriété intellectuelle…). La difficulté de mettre en œuvre une politique cohérente d’aide au développement réside dans la nécessité de traiter tous ces problèmes simultanément. L’échec des politiques partielles (exclusivement financières ou sectorielles, commerciales) est aujourd’hui patent : leur mise en œuvre sous la tutelle des pays du Nord ne parvient plus, depuis longtemps, à résoudre les problèmes rencontrés par le Sud. En outre, l’insistance mise par les institutions financières internationales, au nom d’une idéologie néo-libérale, sur le retrait de l’Etat a contribué au délitement de la puissance publique, à la dislocation de services essentiels, notamment dans les domaines éducatif, social et sanitaire. Enfin, les modèles de développement proposés ou imposés par les pays du nord sont souvent inadaptés et coûteux en termes d’environnement. La raréfaction des énergies fossiles et le réchauffement climatique rendent de toute façon inévitable la préparation de l’après-pétrole. |
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Je vous propose d’ordonner le débat autour des questions suivantes :
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Ségolène Royal a rappelé lors du premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste (17 octobre 2006) que « Les Français n’ont pas seulement le sentiment mais la démonstration que leur pouvoir d’achat baisse. ».
Cette conviction qu’ont les Français de voir leur niveau de vie baisser est confirmée par les chiffres de l’Insee. Selon ce dernier, le niveau de vie des Français a diminué en 2002 et 2004, date des dernières informations disponibles, alors qu’il avait augmenté régulièrement entre 1997 et 2002. Logement : Ces dernières années, le principal facteur de la cherté de la vie a trait au coût des logements. Cette dérive est constatée tant pour l’achat que pour la location (l’indice de référence des loyers a connu au deuxième trimestre 2006 sa deuxième plus forte hausse depuis 2001). Les dépenses consacrées au logement représentent une part croissante du revenu des ménages (pour atteindre aujourd’hui leur plus haut niveau depuis 20 ans) Alimentation : L’alimentation pèse dans le budget des ménages, surtout pour les plus modestes. En outre, l’euro a créé lors de son introduction une perte des repères sur les prix des produits du quotidien. Énergie : Les prix de l’énergie ont fortement augmenté ces dernières années : le baril du pétrole a plus que triplé depuis 2002 et les prix du gaz sont quant à eux indexés sur les prix du pétrole. Entre 1997 et 2002, devant cette même situation, le gouvernement avait créé la TIPP flottante, faisant absorber par l’Etat une partie de l’augmentation des prix de l’énergie. Transports : Les transports constituent également une discrimination importante entre Français, pesant largement sur le pouvoir d’achat des plus modestes (en moyenne, 15% des dépenses des ménages sont consacrées aux transports). Endettement : Si l’endettement permet dans un premier temps de développer le pouvoir d’achat des ménages, il se retourne ensuite contre les Français plus modestes, touchés par le surendettement. Ce dernier s’étend désormais à l’ensemble de la population, à la fois en termes d’âge et de revenus (augmentation considérable des dossiers de surendettement depuis 2002). Revenus modestes : L’apparition des travailleurs pauvres est un phénomène caractéristique de ces dernières années. La droite, qui ne s’est pas mobilisée contre cette dérive, a laissé s’affaiblir la valeur travail. Les socialistes ont au contraire annoncé leur intention d’augmenter le SMIC à 1500 euros et de convoquer une conférence nationale annuelle tripartite qui aura pour vocation de débattre des orientations et des propositions en termes de politiques salariales. Revenus précaires : De trop nombreux Français souffrent non seulement de faibles revenus, mais également de revenus précaires. C’est le cas des Français percevant les minima sociaux ou ne bénéficiant que de contrats précaires (CDD, temps partiel, intérim, stages). Ces situations touchent en priorité les jeunes, les femmes seules et les catégories les plus défavorisées, qui ne peuvent partir en vacances, voire doivent renoncer à certains soins. Retraites : L’avenir de notre système de retraites par répartition, fondé sur la solidarité entre générations, est en jeu : la réforme Fillon a fragilisé les retraités, sans pour autant assurer la pérennité de notre système de retraites. Le débat doit permettre d’identifier les principaux enjeux liés à la question de la vie chère et du pouvoir d’achat. C’est sur ces enjeux que les Français attendent une action résolue des pouvoirs politiques. |
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Notre système éducatif ne remplit plus sa promesse d’égalité républicaine : près d’un jeune sur cinq le quitte sans diplôme ou qualification reconnus. L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales. Malgré le dévouement des personnels, malgré l’espérance des parents, malgré des réussites qui démentent le déterminisme social. Les moyens mobilisés pour les ZEP n’ont pas été à la hauteur du rattrapage voulu lors de leur création par la gauche. Hors rémunérations des personnels et bourses aux élèves, les établissements de ZEP restent plus pauvres que les autres. Notre université est une des plus pauvres de l’OCDE. Nous consacrons moins de moyens par étudiant que par lycéen, ce qui est une situation unique. Nous devons donc remettre à niveau notre université, afin qu’elle trouve sa juste place en Europe et dans le monde. Par ailleurs trop d’étudiants s’engagent dans des filières qui ne pourront leur offrir les débouchés qu’ils attendent. Il est donc indispensable de mettre en place une orientation qui permette à chaque étudiant de faire en toute connaissance de cause ses choix. L’accès au premier emploi est déterminant, aujourd’hui, il y a trop d’inégalités entre les jeunes. Accéder à un premier emploi ou à un stage rémunéré dépend souvent des relations dont bénéficient les jeunes en raison de leur milieu social et auxquels les entreprises ne donnent pas suffisamment leur chance. Autre facteur aggravant, notre marché du travail se caractérise en outre par un recours aux formes précaires de contrat de travail plus important que dans la moyenne des pays européens. |
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