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Mardi 27 mai 2008

Près de sept Français sur dix (67%), contre 60% le mois dernier, jugent mauvaise la politique économique du gouvernement, selon un sondage.

A l'opposé, 28% (33% en avril) des sondés estiment que la politique économique actuellement menée est bonne, selon ce sondage BVA pour France-Inter et "Les Echos".

-sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon de 1.006 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Source : AP


Mardi 27 mai 2008

Les députés socialistes ont décidé mardi, à l'unanimité moins deux abstentions, de voter contre le projet de loi sur la réforme des institutions en première lecture à l'Assemblée nationale, a-t-on appris dans l'entourage du patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault.

Ce vote interne a été obtenu lors d'une réunion du groupe socialiste à l'Assemblée. Tous les participants à cette réunion ont voté contre le texte, y compris des signataires de l'appel en faveur de la réforme, lancé la semaine dernière dans Le Monde par 17 députés PS (Manuel Valls, Didier Migaud...), a-t-on précisé. Seuls deux députés PS (Gaëtan Gorce et Martine Lignières-Cassou) se sont abstenus. Le vote solennel sur le texte devrait avoir lieu mardi prochain.

Selon des participants à la réunion du groupe, la plupart des orateurs ont reconnu quelques avancées sur le texte dans la discussion en cours à l'Assemblée nationale mais les ont jugées nettement insuffisantes. La semaine dernière, M. Ayrault avait préparé les esprits à un vote négatif en première lecture tout en soulignant qu'il ne "préjuge pas" de la position du PS pour la suite, au Sénat, puis au Congrès.

Une façon de faire pression sur le gouvernement et la majorité pour tenter d'obtenir une réponse favorable aux préalables qu'ils ont posés (mode de scrutin des sénateurs, décompte du temps de parole du président dans les médias audiovisuels...). Les élus PCF et Verts devraient eux aussi voter contre le texte à l'Assemblée nationale.

Les députés devaient achever mardi, avec une journée de retard, l'examen du projet de loi sur les institutions, le vote solennel devant probablement intervenir mercredi.

L'Assemblée a donné lundi son feu vert, après un débat houleux et malgré l'opposition de la gauche et d'une partie de l'UMP, à la venue du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Toute la gauche a voté contre, de même que certains députés UMP.

Depuis 1875 -suite aux affrontements entre une Assemblée encore majoritairement monarchiste et le président Adolphe Thiers, républicain- les hémicycles des deux chambres sont interdits d'accès au président de la République qui ne peut que leur envoyer un message lu, sans débat.

Durant la campagne présidentielle, puis depuis son élection, le président Nicolas Sarkozy a "souhaité que le président puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et pour rendre compte de ses résultats". M. Sarkozy y voyait "un engagement fort, la mise en jeu d'une forme de responsabilité intellectuelle et +morale+".

Au nom de la séparation des pouvoirs, la gauche en a cependant fait l'un des ses chevaux de bataille. Mais la disposition passe mal aussi à droite, notamment chez les gaullistes, qui y voient un abaissement du Premier ministre. Face au tollé, alors que le texte initial prévoyait un droit d'expression devant le Parlement ou devant chacune des deux chambres, la commission des Lois a limité la venue du président au seul Congrès à Versailles, en ne prévoyant aucune périodicité.

Mais droite et gauche sont restées plutôt sceptiques, voire complètement opposées à ce "compromis versaillais".

"La restriction" à une venue du président "est obsolète", a jugé Rachida Dati (UMP).

Béatrix Baconnier-Martin

Mardi 27 mai 2008

Le premier secrétaire du PS François Hollande, sur Europe 1 :

"Il faut éviter ce type de communication qui peut paraître outrancière",

a déclaré M. Hollande sur Europe 1 au sujet du déplacement de M. Sarkozy au marché de Rungis pour "saluer la France qui travaille et qui se lève tôt".

"Se préoccuper des Français, ce n'est pas se lever nécessairement tôt le matin, c'est être capable de répondre à leurs questions",

a dit M. Hollande.

"Nicolas Sarkozy est en campagne comme si d'ailleurs il était candidat :

il reprend les slogans de sa campagne, il reprend les formules de sa campagne, les rites de sa campagne, les artifices mêmes de sa campagne,"

a-t-il estimé.

"Ce qu'on attend du président de la République c'est non pas qu'il abandonne ce qu'il avait dit dans la campagne mais qu'il soit en capacité d'atteindre les objectifs qu'il avait fixés aux Français", a ajouté M. Hollande.

Alors que Nicolas Sarkozy a exclu une "politique de rigueur" car "cela échoue",

M. Hollande a répliqué que :

"la rigueur, elle est déjà là",

"Les franchises médicales, ce n'est pas de la rigueur ?

La modération salariale, ça n'est pas de la rigueur ?"

Jean-François Téaldi, au nom des syndicats CGT de l'audiovisuel public:

Le président Nicolas Sarkozy a signé "l'arrêt de mort de l'audiovisuel public" en refusant toute augmentation de la redevance.

Selon lui, le seul scénario qui reste pour financer un audiovisuel public sans publicité est désormais "la taxation des recettes publicitaires des chaînes privées et des opérateurs de téléphonie mobile".

(Source : AFP STEPHANE DE SAKUTIN)

Mardi 27 mai 2008


A tous les militant(e)s,
Paris, le 26 mai 2008,

Pour la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste et l'amélioration du cadre du fonctionnement de notre vie collective. Le 29 mai : Il faut voter !!!!

Chère camarade, cher camarade,

Le vote du 29 mai constitue un moment important de notre histoire collective.

En effet, tu es appelé à voter dans ta section sur la nouvelle d1éclaration de principes du Parti socialiste et sur les propositions d'amélioration du cadre du fonctionnement de notre vie collective.

Ce vote clôt un processus initié, il y a un an, dans le cadre de la rénovation du Parti socialiste. Notre objectif était « de réaffirmer les valeurs fondatrices de l'engagement socialiste et d'aller le plus loin possible dans l'actualisation de nos principes, de nos concepts et de nos orientations » mais aussi « de rénover nos procédures et notre organisation pour nous doter d'un instrument politique moderne et offensif ».

Ainsi, dans la continuité des forums de la rénovation et à l'issue d'un travail réalisé de manière collective, un consensus s'est dégagé permettant l'adoption par le bureau national à l'unanimité des deux textes soumis à ton vote, le 29 mai 2008.

Ce travail sera complété lors de la convention nationale du 14 juin 2008 qui intégrera les propositions qui auront fait consensus dans le cadre des débats organisés dans les sections et les fédérations.

La déclaration de principes du Parti socialiste n'est ni un projet, ni un programme. Elle constitue la carte d'identité du Parti socialiste du XXI siècle et donne un sens à l'engagement de chaque militant au sein de notre Parti.

C'est la raison pour laquelle je souhaite que tu participes à l'adoption de ce texte car il pose un acte majeur de la rénovation de notre Parti.

Je sais que tu mesures l'importance de l'enjeu de cette étape. Je compte sur toi !

François HOLLANDE

Premier secrétaire

 

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