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Notre système éducatif ne remplit plus sa promesse d’égalité républicaine : près d’un jeune sur cinq le quitte sans diplôme ou qualification reconnus. L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales. Malgré le dévouement des personnels, malgré l’espérance des parents, malgré des réussites qui démentent le déterminisme social. Les moyens mobilisés pour les ZEP n’ont pas été à la hauteur du rattrapage voulu lors de leur création par la gauche. Hors rémunérations des personnels et bourses aux élèves, les établissements de ZEP restent plus pauvres que les autres.
Notre université est une des plus pauvres de l’OCDE. Nous consacrons moins de moyens par étudiant que par lycéen, ce qui est une situation unique. Nous devons donc remettre à niveau notre université, afin qu’elle trouve sa juste place en Europe et dans le monde. Par ailleurs trop d’étudiants s’engagent dans des filières qui ne pourront leur offrir les débouchés qu’ils attendent. Il est donc indispensable de mettre en place une orientation qui permette à chaque étudiant de faire en toute connaissance de cause ses choix.
L’accès au premier emploi est déterminant, aujourd’hui, il y a trop d’inégalités entre les jeunes. Accéder à un premier emploi ou à un stage rémunéré dépend souvent des relations dont bénéficient les jeunes en raison de leur milieu social et auxquels les entreprises ne donnent pas suffisamment leur chance. Autre facteur aggravant, notre marché du travail se caractérise en outre par un recours aux formes précaires de contrat de travail plus important que dans la moyenne des pays européens.
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Je vous propose d’ordonner le débat autour des questions suivantes :
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1. Comment replacer les populations au cœur des processus de décision relatifs aux priorités d’allocation et à la forme de l’aide qu’elles reçoivent ? |
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2. Comment intégrer les changements de gouvernance mondiale ? |
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3. Comment adapter les règles du commerce international pour prendre en compte les logiques de développement de certains pays et les contraintes environnementales ? |
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4. Comment dégager des moyens nouveaux très supérieurs au montant actuel de l’aide pour atteindre les 0,7% du PIB des pays riches promis dans le cadre des objectifs du Millénaire (contre 0,4 % actuellement soit environ 50 milliards $) ? |
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5. Comment raccourcir les circuits de l’aide et réduire la « perte en ligne », qui est considérable (certaines études parlent de 60%) ? |
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6. Comment renforcer le rôle de l’Europe ? |
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7. Comment coordonner les politiques publiques avec l’action des ONG ? |
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8. Comment mettre la préoccupation environnementale au cœur des politiques de développement ? |
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Le droit d'être entendu pour les chômeurs.
Pas de démocratie participative pour les chômeurs et les précaires !
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=2415
Imaginez-vous que nous sollicitons l’entourage de Ségolène Royal (son secrétariat, son service de presse, ses porte-parole : Julien Dray et Arnaud Montebourg que nous avons tous deux déjà interviewés) depuis le 5 juillet 2006, très exactement. Cela fait donc plus de 6 mois ! Six mois, 180 jours, et pas l’ombre d’une réponse ! Imaginez-vous le temps que nous avons investi dans ces démarches (comme si, nous autres chômeuses et chômeurs, n’avions que ça à faire…), tous ces mails restés sans réponse, ces relances improductives, ces coups de téléphone… toute cette énergie dépensée en pure perte.
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Certes, nous ne bénéficions pas de la notoriété de Nicolas Hulot et de la médiatisation de l’action des Enfants de Don Quichotte. Nous ne sommes que les représentants d’une petite association de chômeurs et de précaires qui s’investit sur des thèmes assez anodins en définitive : La précarité professionnelle, l’exclusion sociale, les discriminations à l’embauche, la vérité sur les chiffres du chômage, la redynamisation du dialogue social, la démocratisation du syndicalisme, la représentation des chômeurs et des précaires et, plus largement, la rénovation de nos pratiques démocratiques.
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Il nous paraissait évidemment indispensable de rencontrer Ségolène Royal car, si un site Internet a aujourd’hui la légitimité de relayer les propositions de la candidate socialiste sur les thèmes de l’emploi et du chômage, nous avons l’outrecuidance de penser qu’il s’agit d’Actuchomage. Et si un autre site a aujourd’hui la légitimité de retranscrire les propositions de la candidate socialiste sur le thème de la refondation de nos pratiques démocratiques, nous avons l’outrecuidance de penser qu’il s’agit de Rénovation-démocratique. Malheureusement, nous sommes aujourd’hui exclus du principe de démocratie participative promu par Ségolène Royal. Si celui-ci ne s’applique pas à nous, à qui s’adresse-t-il exactement, à celles et ceux qui ont déjà la parole ?
Une fois de plus, les chômeurs et les précaires seront-ils exclus des grands débats qui s’annoncent (et qui sont déjà bien engagés) ? Ce serait regrettable et, politiquement, préjudiciable. Nos colonnes restent bien évidemment ouvertes à Ségolène Royal. À bon entendeur…
( Extrait du site http://www.actuchomage.org ) on va le savoir sur Internet.