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Lundi 16 avril 2007 1 16 04 2007 10:31

MES QUATRE VERITES

Extraits de l'Intervention d'Olivier FALORNI, Premier secrétaire fédéral de
la Charente-Maritime,
Meeting du 2 avril 2007 à La Rochelle


Mesdames et Messieurs, Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Camarades,

(.)
Cette campagne présidentielle entre aujourd'hui dans ce que l'on appelle sa phase de vérité.

Ce moment où la vérité d'un homme ou d'une femme, en l'occurrence celle de Ségolène ROYAL, rencontre le destin d'un peuple, celui du peuple français. Je veux donc profiter de ces quelques minutes d'intervention pour vous dire simplement, à quelques jours du 1er tour, ce que je considère être ma part de vérité dans ce que je vois et ce que j'entends tout au long de cette
campagne. En somme, je vais essayer de vous dire mes 4 vérités sur cette France que nous devons changer, sur cette France que nous voulons faire gagner.

Et la première de ces vérités, je vous le dis avec une certaine gravité, c'est que le spectre du 21 avril ne s'est pas évanoui, bien au contraire. En effet, la désespérance que sème au vent, chaque jour, le pouvoir en place ne peut que faire prospérer encore un peu plus les idées nauséabondes de l'extrême droite. Le Pen est un adversaire qui sait se faire oublier, à chaque scrutin, pour mieux surprendre.

Un adversaire qui a pris, avec l'âge, une apparence plus débonnaire, presque banale, pour cacher une identité qui ne change pas, qui reste toujours la stigmatisation de l'étranger et la diabolisation de l'immigration. Et comme la droite lui sert d'agent d'ambiance, cette extrême droite n'a pas besoin
de faire campagne outre mesure pour trouver, hélas, ses électeurs.

Aujourd'hui, Le Pen a réussi à devenir un candidat comme un autre et c'est pour cela qu'il est dangereux comme jamais. A nous de prévenir la tentation de beaucoup de ceux qui n'ont rien et qui, se désespérant de tout,choisissent (et c'est tout de même un comble !) le milliardaire de Saint
Cloud pour lancer un appel au secours.

A nous de leur répondre, à nous de leur montrer l'impasse et le danger de ce choix sans issue. Car je vous le dis, je suis d'une génération qui ne veut pas revivre à nouveau, un 22 avril qui défile, de Concorde jusqu'à la Bastille, de Nation jusqu'à République, pour sauvegarder nos libertés publiques et pour protéger nos valeurs démocratiques. Alors, oui, mes amis, faisons en sorte, cette fois, qu'en
Avril la République ne tienne pas qu'à un fil. Et j'ajouterai, pour qu'en mai, ce soit Ségolène qui accède à l'Elysée !

La deuxième vérité, j'allais dire d'évidence si on ne tentait pas de la masquer sans arrêt, c'est que la France ne va pas mieux depuis 5 ans, bien au contraire.

Nicolas SARKOZY, qui est le candidat du pouvoir sortant, tente de masquer ce bilan, qui est le sien, ce bilan qui est son fardeau et qui, finalement, est aussi son projet. Car son projet, c'est la continuité en pire. Mais Monsieur SARKOZY n'assume pas son passé, il n'assume pas ses résultats,
il n'assume pas son échec. Alors il a inventé une nouvelle méthode pour sa campagne électorale : celle qui combine le bidonnage sur les chiffres avec le badinage sur les promesses.

Ainsi, par exemple, on nous annonce, ce mois-ci, des statistiques du chômage tellement mirobolantes qu'elles sont aussitôt démenties par un organisme européen, lui totalement indépendant.

D'ailleurs, récemment l'INSEE s'est déclaré, pour la première fois, incapable de valider, avant les élections, les chiffres annuels du chômage car ils semblent bien éloignés de la propagande officielle.  Étonnant non ?

Quant aux chiffres de la délinquance, comment croire au triomphalisme de l'ancien ministre de l'Intérieur quand on sait que l'Observatoire national de la délinquance reconnaît une hausse de 14% des violences physiques faites aux personnes entre 2002 et 2006.

Alors, pour faire oublier tout cela, Monsieur Sarkozy promet sans compter. Le Président de l'UMP, aujourd'hui, c'est Sarkopperfield, le magicien des chiffres.

Un jour, il promet une baisse des prélèvements obligatoires sur 5 ans ; le lendemain, elle est étalée sur 10 ans, et aujourd'hui elle est désormais annoncée pour dans 20 ans !

En fait, mes amis, je vous le dis, Monsieur Sarkozy n'est pas un magicien, c'est un illusionniste ! Mais quoiqu'il dise, quoiqu'il fasse, c'est le candidat du pouvoir sortant à qui nous allons bientôt indiquer la sortie.

La troisième de ces vérités, c'est que la droite n'a pas changé, bien au contraire.

La droite reste plus que jamais convaincue que l'État  est un fardeau, que l'impôt est un frein, que le droit du travail est un archaïsme, en fait la droite nous propose un modèle de société qui attise les conflits, qui fait la part belle aux puissants  et qui érige la loi du plus fort en règle de vie.

Dans ses meetings, Nicolas Sarkozy promet toujours que chacun en aura pour son argent, mais tout le monde sait bien qu'il ne s'adresse pas à ceux qui se lèvent tôt mais plutôt à ceux qui s'enrichissent en dormant.

Dure avec les faibles, faible avec les puissants : non, décidément, la droite n'a pas changé !

Mais Nicolas Sarkozy y rajoute l'insulte en prétendant être le candidat des « honnêtes gens ». Comprenez : la gauche, et en particulier Ségolène, défend les malhonnêtes.

Il y a quelques jours, en quittant la place Beauvau, et pensant très fort à l'Élysée comme d'habitude, le candidat de l'UMP a déclaré qu'il ne s'agissait, pour lui, que de « changer de trottoir ».

Alors je vous le dis, vouloir changer de trottoir ne l'autorise pas à mener une campagne au ras du caniveau. Mais que voulez-vous, décidément la droite ne change pas.

Elle change si peu finalement qu'elle a deux visages, comme d'habitude. C'est sa tradition depuis de Gaulle et Lecanuet en 1965 jusqu'à Bayrou (déjàlui !) et Chirac en 2002.

Et plus le temps passe, plus on voit que la posture de François Bayrou confine à l'imposture.

Il est contre tout le monde, mais il veut gouverner avec tout le monde. Il se présente comme un homme neuf alors que son projet est vieux comme le centre, qui finit toujours à droite. Il se présente comme le candidat «anti-parti » alors qu'il rêve d'en créer un de plus.

Bayrou, c'est la droite dans les faits et dans les idées, et la droite, c'est la seule direction où mène son soi-disant « autre chemin ».

En fait, Sarkozy et Bayrou me rappellent deux personnages de la bande dessinée d'Hergé, vous savez ces deux jumeaux qui ne cessent de chercher à se distinguer mais qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau.

Oui, Sarkozy et Bayrou, ce sont les Dupont et Dupond de la droite, mais pour ce qui est de tenir leurs promesses, alors là, ce sera plutôt tintin !

Enfin, la dernière de ces vérités, et qui est sans doute finalement la première, c'est que le changement, le vrai, le seul, l'unique, celui dont la France a besoin, c'est Ségolène Royal qui l'incarne.

Parce que Ségolène, c'est une candidate franche et affranchie, et c'est là toute sa force.

Franche sur ses idées, sur son projet et affranchie des dogmes et des tabous, elle propose aux Françaises et aux Français un pacte d'honneur et de confiance.

Alors, mes amis, aujourd'hui, il nous reste quelques jours pour convaincre
encore et toujours, pour porter ce pacte présidentiel de Ségolène Royal,
quelques jours pour faire enfin de notre pays, avec Ségolène Royal,
Une France qui soit différente,
Une France qui soit référente,
Une France Présidente.

                                                Olivier FALORNI

Par fede ps - Publié dans : Le pack militant
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