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Elue régionale (PS) de Rhônes-Alpes, cette jeune femme veut prouver qu'on peut réussir en politique sans jouer la carte « issue de l'immigration ». Portrait
Onze heures, au conseil régional de Rhône-Alpes. La grande institution. Najet Belkacem se présente, commande un café pour m’accompagner, souriante, abordable, sympathique, une jeune femme comme les autres. Comme les autres, pas vraiment. Porte-parole de Ségolène Royal pendant la présidentielle, conseillère régionale et une candidature honorable à la députation contre Môssieur Perben, s’il vous plaît ! A à peine trente ans, Najat Belkacem, membre du Parti socialiste, a déjà à son actif un joli parcours qu’elle m’explique avec patience et passion.
Elle commence par un « Je ne m’imaginais pas du tout faire de la politique... » Bah ça alors ! Par quel mystère effectue-t-on une telle trajectoire ? En fait tout est cohérent, construit de choix, de rencontres, d’opportunités et surtout d’un caractère. La clé du mystère, c’est que Najat, sous son sourire bienveillant, est une bosseuse ambitieuse qui de surcroît à l’esprit de contradiction. C’est-à-dire que, curieuse, elle aime aller là où on ne l’attend pas. C’est au principe même de son « parcours ».
Née au Maroc, elle a grandi à Amiens où elle poursuit une licence en droit, dans la lignée de sa sœur aînée, brillante étudiante, qui avait tracé la voie de la fratrie. Mais Najat a de la personnalité. « Je voulais exister individuellement par autre chose. » Elle tombe sur une plaquette de Sciences-Po au centre d'information et d'orientation et se dit en toute innocence: « Ça a l’air vachement sympa cette école. C’est complètement pluridisciplinaire. » N'en connaissant pas encore tout le prestige, elle prépare le concours d'entrée, seule, mais convaincue de ses chances. « Si je devais écrire sur cette période, je reprendrais l’expression de Mark Twain : Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. J’étais dans mon trip. »
Après trois ans passé dans un cabinet d’avocat à Paris en tant que juriste, une rencontre politique décisive se produit en 2003: « Gérard Collomb (PS), qui venait d’être élu maire de Lyon. Il avait des tas de beaux projets en tête qui m’ont donné envie.» Du jour au lendemain, elle quitte Paris et s’installe à Lyon. Chargée des sujets de démocratie participative et d’insertion, elle rencontre beaucoup d’acteurs, habitants, associations, chefs d’entreprises. Sur le terrain, la politique prend tout son sens. « Quand on va bâtir 200 logements sociaux dans un quartier aisé et qu’il y a une pétition des habitants qui n’en veulent pas, ça a un sens d’être de gauche ou de droite. » Lorsqu’on la titille sur son engagement tardif, elle répond avec un large sourire: « C’est venu assez tard puisque je ne me suis encartée au PS en 2004, mais c’est un encartage solide, fruit d’une réflexion cohérente lié de mon job. »
Justement, 2004. Les élections régionales se préparent. Jean-Jacques Queyranne, futur président du conseil régional lui propose de figurer sur la liste du Parti socialiste. « Il avait besoin d’avoir des noms différents sur sa liste. Sur cette liste, j'occupais une position qui, a priori, ne me permettait pas d'être élue. Mais finalement, on a tellement bien gagné ces élections, que même moi, je suis passée ! » Je reprends: « Besoin d’avoir des noms différents » ? Elle s’explique : « Je ne peux pas raisonnablement dire aujourd’hui, contrairement aux gens issus de l’immigration qui m’ont précédée, que d’être issue de l’immigration a été un handicap pour moi en politique. Ça a été plutôt porteur dans mon cas. »
Discrimination positive: Najat n’aime pas ces mots-là, d’autant qu’elle est contre cette vision de la société. « C’est toute la difficulté, car, maintenant que je suis élue, j’ai l’impression d’avoir plus de choses à prouver que les autres. Peut-être qu’on ne serait pas venu me chercher si je n’avais pas été et jeune et femme et issue de l’immigration. J’aimerais que l’on trouve d’autres solutions, car la discrimination positive, ça délégitime.»
En charge de dossiers « assez durs humainement » à la mairie de Lyon, elle s’engage en tant qu’élue sur la culture, fuyant tant qu'elle le peut l’« intégration » et le « social ». Non pas qu’elle dédaigne ces sujets, mais « il faut montrer qu’on est capable de faire autre chose ». Najat se plaît à casser les clichés. Elle n'arrête pas de se lancer des défis. Pendant sa campagne des législatives, elle s’est présentée dans la 4ème circonscription, qui regroupe les quartiers chics de Lyon. Pari en parti gagné puisque, malgré sa défaite, la progression du vote PS à cet endroit a été importante. Aux municipales de mars prochain, elle sera auprès de Gérard Collomb, qui se représente. Elle espère aussi, par son blog, contribuer à la réflexion sur la « rénovation » du PS. En voilà, un défi.
Magalie Fargeix (BondyLyon)
Le blog de Najat Belkacem: http://blog.najat-vallaud-belkacem.com/
Commission Attali : la croissance selon Gribouille
Un des grands débats qui agite le petit univers de la philosophie et des sciences politiques est le suivant: les idées, qui sont le propre de l’homme (au sens d’être humain), gouvernent-elles le monde ou bien, à l’inverse, ne sont-elles elles-mêmes que le fruit des circonstances, des constructions intellectuelles destinées à répondre aux données économiques et sociales, sur un territoire et à un moment donnés? Je n’aurai pas le culot d’apporter une réponse à cette interrogation, et d’ailleurs là n’est pas le propos. Il est néanmoins tout à fait fascinant de constater que certaines idées, ainsi que ceux qui les professent, fonctionnent en circuit fermé, au point non plus seulement d’ignorer la réalité qui les entoure, mais de la remodeler selon leurs propres fins, l’arranger à leur convenance, et en fin de compte lui tordre le cou lorsque la chose s’avère nécessaire. Ainsi en va-t-il, hélas, de Jacques Attali et, dans la foulée, de la commission qu’il dirige, la fameuse «Commission pour la libération de la croissance française» instituée fin août 2007.
Un cénacle intellectuellement restreint
L’homme est, à n’en pas douter, un brillant intellectuel. Et, de fait, il nous donne la triste preuve qu’une extrême intelligence n’empêche pas de dire des bêtises, et que l’asphyxie idéologique guette même les esprits les plus féconds.
En l’espèce, et au vu des premières pistes de recherche choisies par la commission Attali - le rapport final devant être rendu avant la fin de l’année -, c’est bien une crise d’euphorie libérale qui frappe les membres de la commission chargée de « libérer » la croissance française, dont on nous fait ainsi comprendre qu’elle est retenue prisonnière. Par qui ? Par quoi ? La commission met en cause tout un pan de notre législation commerciale, en l’occurrence le triptyque législatif Galland-Royer-Raffarin, et s’attaque en outre au bien fondé du « principe de précaution ».
Rappelons que ladite commission a été instituée avec l’objectif de « rechercher les moyens d’améliorer la compétitivité et la productivité de l’économie française, pour assurer une meilleure insertion de la France dans l’économie mondiale et européenne, d’analyser les obstacles auxquels se heurtent les projets d’investissement et de développement des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises, d’examiner les simplifications de procédures qui apparaissent nécessaires et les leviers permettant d’améliorer l’impact des politiques économiques et réglementaires sur les comportements des ménages et des entrepreneurs et sur la croissance », selon les termes du décret.
Pour ce faire, dans son rapport préliminaire baptisé « Premières propositions pour le pouvoir d’achat », la commission Attali suggère de « mettre fin aux barrières dans la distribution et le commerce », notamment par l’abrogation des lois Galland -relative au seuil de revente à perte - et Royer-Raffarin - sur la liberté d’installation des grandes surfaces - qu’elle juge inutiles et même dangereuses pour l’essor économique et, partant, pour l’emploi, car attentatoires à la concurrence. Rengaine libérale classique que celle-ci, qui présuppose la rationalité - et l’honnêteté - des agents économiques, dont la concurrence permettrait la création d’emploi, l’innovation technique, la baisse des prix, la hausse des salaires, le bonheur sur terre et des lendemains qui chantent. La politique selon Gribouille : la meilleure façon de se protéger de la pluie reste encore de plonger dans le ruisseau. En conséquence de quoi, la déréglementation du marché est la solution pour se prémunir contre les avaries du marché.
Protéger le petit commerce ? Aucun intérêt, car dans cette logique de « darwinisme économique » - le terme est impropre, mais évocateur - il est bon que les agents économiques incapables de s’adapter disparaissent. Et c’est bien là qu’est la première difficulté. La commission estime que les freins à la liberté d’installation et à la concurrence ont empêché la création de 112 000 à 240 000 emplois dans le secteur commercial. Fort bien. Mais que serait-il advenu de ces mêmes emplois, dans le cadre de la concurrence acharnée qu’elle appelle de ses vœux ? Un grand nombre aurait disparu dans la lutte pour gagner en productivité. Quant à une libéralisation de la législation sur la revente à perte, nécessaire selon la commission pour faire baisser les prix, elle aurait à terme des effets anti-concurrentiels et favoriserait une hausse des prix.
Du coup, la proposition, positive celle-là, d’autoriser - enfin - les recours collectifs pour les consommateurs, ainsi que la création d’une « Autorité de la concurrence », apparaissent comme la contrepartie nécessaire, mais bien insuffisante, à cette liberté donnée aux enseignes de la grande distribution.
Cependant, fallait-il vraiment s’attendre à autre chose de la part de cet aréopage d’« experts » dont on ne peut pas dire que la composition incitait à un authentique bouillonnement intellectuel ? La liste dressée par le décret du 27 août est des plus éloquentes : sur les 42 personnalités composant la commission, 21 sont soit des patrons, soit des représentants des milieux d’affaires, la moitié restante se partageant péniblement entre quelques politiques, hauts fonctionnaires, des écrivains parmi lesquels Erik Orsenna, grand ami de M. Attali, et un unique syndicaliste - on l’applaudit bien fort - bref, un comité Théodule de penseurs en vase clos du libéralisme économique le plus débridé, obsédé par la croissance sans jamais se demander si elle est économique ou « inéconomique ». Et on ne peut que noter, et déplorer, l’absence du moindre spécialiste des questions écologiques, à l’heure du « développement durable », expression qui en l’espèce trahit davantage qu’elle ne traduit le concept initial de sustainable development, c’est-à-dire, justement, d’une croissance soutenable d’un point de vue écologique et environnemental.
Entre convictions politiques et stratégies politiciennes : les affres de l’ouverture
Là encore, doit-on être surpris ? Au moment où démarre le Grenelle de l’environnement, la commission remet ainsi en cause le bien-fondé du « principe de précaution » cher à Jacques Chirac, et que l’ancien président de la République - qu’on ne pensait pas un jour regretter - avait fait entrer, via la Charte de l’environnement, dans le bloc des valeurs constitutionnelles.
Là encore, cette proposition n’est que la manifestation d’une idéologie qui tourne autour de ses seuls objectifs et de ses éternelles marottes : toute innovation est en elle-même porteuse de modernité, ou plutôt de progrès, et tout principe ou même attitude en contestant l’utilité ou le bien fondé sont à bannir comme autant de manifestations d’une pseudo-morale réactionnaire. Le principe de précaution n’est ainsi compris que dans son acception la plus obscurantiste, la plus butée, ravalant tous ses défenseurs au rang de clones du « Fugitif » José Bové, alors qu’en face se déploie dans toute sa splendeur une vision du monde tronquée où se mélange orthodoxie ultra-libérale et scientisme. Le rapport de la commission traduit d’ailleurs de belle manière l’obsession de son président pour les nouvelles technologies, promues non seulement libératrices de la croissance française embastillée, mais aussi sauveuses putatives de l’humanité. Et, comme précédemment pour le recours collectif pour les consommateurs, la création des « Écopolis » que Jacques Attali appelle de ses vœux - perspective qu’il évoquait déjà l’année dernière dans son livre Une brève histoire de l’avenir - et conçues comme de véritables laboratoires d’une nouvelle urbanité qui ferait, elle aussi, la part belle aux nouvelles technologies, ces Écopolis, donc, n’apparaissent que comme le gadget chargé de compenser, autant que faire se peut, une application absolue, pour ne pas dire absolutiste, du principe de liberté.
De là, une dernière interrogation s’impose : la réunion de cette commission exprime-t-elle un engagement politique sérieux quant à la recherche d’une « nouvelle croissance » ou ne constitue-t-elle qu’un avatar clinquant d’une politique d’ouverture en trompe-l’œil ? Car, en rangeant dans un tiroir la TVA sociale pondue par Éric Besson, Nicolas Sarkozy pouvait ainsi se draper dans un manteau social qui faisait justement défaut au projet du secrétaire d’État à la Prospective. En bottant en touche lorsque Jean-Pierre Jouyet suggère de supprimer l’article 88-5 de la Constitution, qui impose la voix référendaire pour toute nouvelle adhésion à l’Union européenne, le président gardait sous le coude un ultime reliquat de gaullisme et sauvegardait les apparences vis-à-vis de ceux qui croient encore à la fermeté de sa position sur l’adhésion de la Turquie. En installant au Quai d’Orsay l’américanophile béat qu’est Bernard Kouchner, l’atlantisme de Nicolas Sarkozy semblait soudain moins outrancier. Peut-on penser qu’il en ira de même pour Jacques Attali qui, placé à la tête de cette commission majoritairement composée de tenants d‘un libéralisme économique décomplexé, pourrait recentrer un peu plus l’image du président de la République lui-même, c’est-à-dire le faire apparaître comme moins libéral qu’il ne l’est en réalité ? Si, dans les mois qui viennent, Nicolas Sarkozy enterre les propositions de la commission Gribouille, le doute sera levé.
Par Frédéric Alexandre : Il se décrit lui-même : "Jeune écrivain passionné de politique (et accessoirement de littérature fantastique, histoire d’oublier la grisaille de notre misérable époque)".
La révision de la constitution et la modernisation de la vie politique mises en chantier par Nicolas Sarkozy offre l’occasion d’un véritable défi pour le Parti socialiste quant au véritable "serpent de mer" de la rénovation démocratique.
Lors d’une conférence de presse du jeudi 6 septembre 2007, M. Balladur a fait le point sur les travaux de la commission sur la réforme des institutions.
Mise en place par le président Sarkozy, elle doit achever ses travaux le 31 octobre 2007, en vue d’une adoption de la réforme par le Parlement réuni en congrès à Versailles vers la fin janvier 2008. Du 11 au 26 septembre, les 13 "sages" de « la commission Balladur » entendront les leaders des partis représentés à l’Assemblée nationale, au Sénat ou au Parlement européen. François Bayrou (MoDem) sera reçu mardi, Jean-Marie Le Pen mercredi, Marie-George Buffet (PCF) et Cécile Duflot (Verts) le 18 septembre, Patrick Devedjian (UMP) et François Hollande (PS) le 19 septembre, et Hervé Morin le 25 septembre (Nouveau centre).
Pour être votée, la réforme des institutions devra être approuvée par les trois cinquièmes des députés et sénateurs réunis en congrès. Un seuil que l’UMP et son allié du Nouveau centre ne peuvent atteindre sans l’appui des parlementaires du PS.
Le Parti socialiste est donc maître du jeu, d’autant que la constitution de ce comité constitutionnel présidé par M. Balladur comprend des personnalités dites « de gauche ». Bien évidemment sur de nombreux chantiers (présidentialisme- parlementarisme, dose de proportionnelle, réforme du Sénat, pouvoirs du président, du Parlement, etc.) les clivages entre les parlementaires ne suivent pas obligatoirement ceux des partis. Cependant il est une réforme constitutionnelle dont la gauche pourrait se saisir avec efficacité, si tant est que le courage politique, le respect des engagements, demeurent parmi ses valeurs démocratiques ; il s’agit de la suppression du cumul des mandats pour les députés, voire les parlementaires.
En effet, la rénovation démocratique a été de tous les programmes des candidats à la présidentielle porteurs d’une nouvelle république ou sixième république. En particulier, le projet PS 2007, le programme de Mme Ségolène Royal, le rapport du sénateur socialiste Bel, le projet du Mouvement des jeunes socialistes, sans parler du projet de la Convention pour une sixième république, ont tous mis l’accent sur la nécessité de traiter radicalement de la question du non-cumul des mandats. Sans revenir sur les arguments de certains constitutionnalistes qui considèrent comme M. Guy Carcassonne dans un article du 17 janvier 2007 intitulé « Comment mettre fin au cumul des mandats » que « La suppression du cumul pour les députés n’est pas une réforme parmi les autres. En l’état de nos institutions, elle est la mère de toutes les autres », ou comme M. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à Montpellier, et membre de l’Institut universitaire de France, aux questions des Libénautes sur la possible réforme de la Constitution. "Liberation.fr" mercredi 4 juillet 2007, qui déclarait que « La vraie réforme serait d’interdire le cumul des mandats », il est clair que cette reforme du cumul des mandats est centrale.
Il sera donc intéressant de constater si les députés socialistes ou personnalités politiques du PS, dont plusieurs ont signé une pétition en 1997, intitulée « Un seul mandat pour chaque élu » dont l’original de ce document se trouve dans Le Nouvel Observateur n° 1 691 - du 3 au 9 avril 1997, page 55, vont saisir l’opportunité ouverte par la commission Balladur sur la révision et la modernisation institutionnelle pour faire passer cette revendication.
Une telle revendication pourrait d’ailleurs être soutenue par de nombreux élus et pas seulement de gauche. Ainsi, je rappelle qu’une proposition n° 3108 de Loi organique déposée par M. Blanc, en mai 2006, sur le bureau de l’assemblée existe et est ainsi rédigée.
Article 1er Après l’article L.O. 128 du Code électoral, il est inséré un article L.O. 128-1 ainsi rédigé : « Art. L.O. 128-1. - Sont inéligibles les personnes qui ont exercé deux mandats successifs de député. » Article 2 L’article L.O. 141 du code électoral est ainsi rédigé : « Art. L. O. 141. - Le mandat de député est incompatible avec l’exercice d’un des mandats énumérés ci-après : conseiller régional, conseiller à l’assemblée de Corse, conseiller général, ... ».
Le Parti socialiste saisira-t-il l’opportunité qui lui est ainsi donnée d’emporter la décision sur la question du cumul des mandats et de prouver ainsi aux citoyens, que le combat pour la démocratie est un de ses combats essentiels. Pour de nombreux citoyens, c’est la crédibilité du Parti socialiste, de ses élus, de son organisation qui est en jeu.
Betapolitique
"Je s uis la seule à pouvoir incarner le changement face au candidat de la droite qui est le candidat sortant et qui finalement propose de prolonger ce qui a été fait en France depuis 5 ans avec le résultat que l’on connait, même si aujourd’hui il prétend avoir de nouvelles idées. Comment pourrait-il incarner la rupture après avoir gouverné pendant 5 ans".

Source Europe 1 (Extraits revus ...)
Ségolène Royal, dévoilera son programme la semaine prochaine. Un projet qui sera, entre autres, nourri des propositions des Français, en tout cas de ceux qui se sont exprimés lors des débats participatifs. L'heure est maintenant au bilan.
J-7. Ségolène Royal a une semaine pour tirer le bilan des débats participatifs. Elle présentera son programme pour l'élection présidentielle dimanche prochain, à Montreuil, (93). Elle y exposera les grandes lignes de son projet pour l'Elysée. Il devrait être en partie nourri par les débats participatifs.
Pour les organisateurs, les débats participatifs sont une réussite, puisqu'ils n'ont pas attiré que des militants socialistes. Ségolène estime que les débats participatifs lui ont permis de gagner un temps précieux. Aujourd'hui, elle souhaite prendre la parole au nom des Français et expliquer pourquoi et comment elle a retenu une idée plutôt qu'une autre.
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